• Dans cette enquête saisissante, Mohamed Sifaoui lève le voile sur l'islamo-gauchisme et ses adeptes, qui, des médias aux universités en passant par le monde politique et associatif, piétinent depuis un demi-siècle les valeurs de la République au profit d'une idéologie totalitaire. Un livre essentiel de réarmement intellectuel. Marches contre l' "islamophobie" en 2019, accusations non-fondées envers l'Etat à la suite de la dissolution du CCIF, refus de soutenir le monde enseignant soumis à la pression séparatiste...
    Non, l'islamo-gauchisme n'est pas une "injure rhétorique" que des intellectuels s'envoient à la figure pour disqualifier leurs contradicteurs. C'est une réalité politique et sociologique, véritable menace pour notre démocratie. Dans cet essai, fruit de longs mois d'enquête, Mohamed Sifaoui revient sur l'histoire de cette convergence entre l'islamisme et le gauchisme qui s'est affirmée, en France, à la fin des années 1970.
    Il en explique les fondements idéologiques et en décortique les différents comportements et discours. Il cible, de manière méthodique, les promoteurs de l'islamo-gauchisme, et démontre leur fonctionnement et leurs alliances, de ces élus locaux qui, dans certains quartiers populaires, misent par cynisme et par calcul sur des associations islamistes, aux militants tels Mediapart ou les Indigènes de la République et leurs alliés, en passant par La France insoumise.
    Ceux qui se réclament sincèrement de la gauche doivent ouvrir les yeux sur ces renoncements au modèle républicain et laïque qui trahissent les valeurs universelles pour se complaire dans des compromissions plus que douteuses. Ce livre apporte une voix essentielle au débat.

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  • Quarante ans après Coluche, un clown peut-il briguer l'Élysée ?
    Crise des Gilets jaunes, crise sanitaire, naufrages économique et social, défiance record dans les institutions... 2022 semble offrir un boulevard immense à un Auguste ou à un Joker qui serait désireux d'émerger par surprise avec l'onction populaire ! Qui sera le « candidat du peuple » ? Jean-Marie Bigard ?
    Cyril Hanouna ? Éric Drouet ? Jacline Mouraud ? Le général de Villiers ? Élise Lucet ? Le professeur Raoult ?
    La France n'est pas exempte d'un scénario à la Donald Trump ou à la Beppe Grillo : c'est l'hypothèse de ce livre qui nous entraîne dans un tour du monde des bouffons au pouvoir et qui retrace l'histoire des clowns dans l'Hexagone.
    En quoi Emmanuel Macron a-t-il dangereusement lancé le ballon d'essai ? Comment les médias participent-ils au fantasme collectif ? Pourquoi les Français sont-ils prêts à élire un bouffon ? Comment la révolution numérique rebat-elle les cartes du jeu électoral ?
    Dans cette enquête sans précédent, Laetitia Krupa a réalisé plus de trente entretiens, avec des politologues comme Bruno Cautrès et Nicole Bacharan, des sondeurs comme Jérôme Sainte-Marie et Frédéric Dabi, des sociologues comme Gérald Bronner et Samuel Hayat, mais aussi avec des journalistes comme Régis Le Sommier ou Thomas Legrand, des conseillerscomme Franck Louvrier ou Gaspard Gantzer, des hommes familiers des médias comme Laurent Ruquier ou Stéphane Simon, ou bien encore des membres du gouvernement, comme le porte-parole Gabriel Attal ou le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

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  • "Papiers" la revue de France Culture consacre son numéro de printemps à la politique : "La gauche, c'est par où ?", telle est la question. Pas de démocratie sans alternance et choix devant l'électeur. Or un peu partout dans le monde la gauche semble en miettes, incertaine de sa mission et de ses priorités : les minorités ? l'écologie ? les exclus et les migrants ? Un dossier spécial à l'occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris, où seront revisités les grands acteurs de la gauche, depuis Marx et Jaurès jusqu'à Mitterrand et Coluche.

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  • Deux artisans du grand débat national dressent un bilan des expériences de démocratie participative les plus récentes en Europe, et invitent à réinventer d'urgence l'art de gouverner avec les citoyens.

    Grogne sociale, montée du populisme, polarisation du débat, tentation technocratique des gouvernements dans un contexte de crise généralisée : notre modèle de démocratie représentative est malmené. Comment sortir de cette impasse où la confiance des Français envers leurs élites ne cesse de s'étioler, et où les décisions publiques sont de plus en plus contestées, voire empêchées ?

    Frank Escoubès et Gilles Proriol proposent de bâtir dès 2022 un modèle démocratique véritablement inclusif du citoyen, autour de quatre moments clés. Consulter : écouter les préoccupations du plus grand nombre dans le respect d'une démocratie narrative. Co-construire : mobiliser l'intelligence collective de la société civile au travers d'une nouvelle « expertise profane ». Co-décider : sortir du vote et des référendums au profit de la négociation collective et du compromis. Co-agir : promouvoir la micro-action citoyenne et faire de la démocratie une activité permanente et culturelle.

    Un manuel du vivre-ensemble à lire sans délai, pour préfigurer la démocratie de demain.

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  • Le 25 mai 2020, George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, meurt sous le poids d'un policier blanc lors d'une arrestation à Minneapolis. Sa mort suscite l'indignation de l'opinion publique partout dans le monde et relance le mouvement Black Lives Matter.

    Le 5 juin suivant, Christian Rioux, correspondant de longue date du Devoir à Paris, signe un texte intitulé «Tous Américains?», republié deux jours plus tard dans le Courrier international. C'est la première d'une série de six chroniques polémiques sur le mouvement antiraciste. Il joint ainsi sa voix à la constellation des chroniqueurs de France et du Québec qui n'ont pas hésité à exploiter la mort de George Floyd pour mieux déployer leurs armes contre leurs cibles habituelles: le politiquement correct, les «racialistes», les vendus à la cause de l'impérialisme américain, le multiculturalisme.

    Dans cet essai à mi-chemin entre la lettre et la réflexion critique, l'historien Jean-Pierre Le Glaunec déboulonne le discours conservateur des chroniques floydiennes de Christian Rioux. Il pose surtout cette question, décisive en démocratie: jusqu'où est-il permis de tordre les faits historiques afin d'honorer nos convictions politiques?

    Ce livre appelle un choix: le bruit et la haine ou la compassion et la compréhension.

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  • S'il y a toujours eu des mensonges, ils occupent un nouvel espace, notamment à cause des réseaux sociaux et de la confusion qui grandit entre vérité et mensonge. On discute du contrôle d'internet au risque de réduire les libertés tous, et on contourne ainsi la question politique de la vérité dont les racines sont plus profondes.
    La classe dirigeante veut garder le pouvoir à tout prix, et n'hésite pas, pour ce faire, à laisser le mensonge prendre une place quasi institutionnelle dans la vie publique. C'est le stade suprême du storytelling. La notion de vérité devient accessoire et c'est désormais à celui qui ment le mieux que revient la palme. Ce dévoiement du débat transforme encore plus l'électeur en spectateur et finit par imposer des formes de vérités indiscutables.

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  • Le livre propose de substituer à la notion de "société civile" celle de "pratiques politiques autonomes", qui permet de saisir les caractéristiques particulières de chacune des initiatives prises par des associations ou des collectifs pour s'occuper d'un aspect de la vie collective ou politique d'une société. Il montre d'abord comment ces pratiques remplissent une fonction de socialisation politique que les institutions sociales ne parviennent plus à assurer.
    Il s'intéresse ensuite à un type particulier de ces pratiques : celles qui investissent le champ de la politique pour jouer un rôle dans l'activité de gouvernement. Ces pratiques composent ce qu'on nomme ici l'activisme sauvage. A partir des expériences d'exercice du pouvoir par des citoyens ordinaires, le livre analyse la légitimité de cet activisme, dégage ce qui le différencie du militantisme partisan traditionnel et montre comment il est en train de façonner une politique, en favorisant la vigilance des citoyens sur les conduites des pouvoirs en place ou en concourant aux élections locales ou nationales pour contribuer, si peu que ce soit, à changer de monde.

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  • « Le 4 septembre 1870, quand les ouvriers de Paris proclamèrent la république, qui fut presque instantanément acclamée d'un bout à l'autre de la France, sans une seule voix discordante, une cabale d'avocats en quête de places, avec Thiers pour homme d'État et Trochu pour général, s'empara de l'Hôtel de Ville. Ces gens étaient alors imbus d'une foi si fanatique dans la mission dévolue à Paris de représenter la France à toutes les époques de crise historique que, pour légitimer leurs titres usurpés au gouvernement de la France, ils crurent suffisant de produire leurs mandats périmés de représentants de Paris... »

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  • Papiers n.34

    Papiers

    La revue Papiers propose pour son numéro de rentrée un grand dossier sur les Etats-Unis à la veille de l'élection du président. Avec les entretiens avec les meilleurs écrivains et intellectuels américains. Pour mieux connaître cette Amérique désormais en compétition avec la Chine pour la place de plus grande puissance mondiale.

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  • Voter ou ne pas voter, telle est la question qu'on n'ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l'abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter une dangereuse hérésie. Bien plus qu'une simple apologie de l'abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

    En plus de rappeler les raisons qu'évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l'auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d'animaux, d'humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes. Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d'autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l'abstention n'est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

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  • Ce livre est le dernier écrit par Jean-Claude Gillet, emporté par la Covid en novembre 2020. En collaboration avec Josette Boisgibault, il y retrace l'évolution qui été celle du PSU dans son époque, celle qui va des combats pour les droits des femmes depuis les années soixante jusqu'aux luttes féministes des années 70 et 80.
    Au travers notamment d'une analyse serrée des publications du PSU publiques et internes tout au long des trente années de son existence (1960/1990), cet ouvrage met en lumière le rôle croissant des femmes dans ce parti et, parallèlement, leur visibilité dans la société, en particulier au tournant des années 70/80. L'émergence au plan national de la personnalité d'Huguette Bouchardeau, devenue secrétaire nationale du parti en 1979 et sa candidate à l'élection présidentielle en 1981, en fut une manifestation tangible.
    On trouvera au fil des pages des témoignages de ces militant·es émaillant les trois décennies décisives qui ont marqué l'émancipation des femmes.

  • Depuis que le fascisme existe, un mouvement lui tient tête. Né de la résistance contre Mussolini et Hitler, ce mouvement antifasciste est revenu sur le devant de la scène face à Trump et à la brutale résurgence des mouvements suprémacistes blancs aux États-Unis mais aussi, en Europe, face à l'activité grandissante de l'extrême droite. Dans cette captivante enquête, l'historien et militant Mark Bray donne un aperçu unique de cette lutte essentielle et écrit une histoire transnationale de l'antifascisme. Rédigé à partir d'entretiens menés avec des antifascistes du monde entier, Antifas dresse la liste des tactiques adoptées par le mouvement et en analyse la philosophie. En résulte un éclairant portrait de cette résistance méconnue, souvent mythifiée, qui lutte activement contre le péril brun.

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  • Cet essai donne à voir à travers des enquêtes de terrain et des analyses plus théoriques le virage numérique radical pris par la communication politique française et étrangère depuis environ dix ans. À partir de l'étude de campagnes électorales s'étant déroulées aussi bien en France qu'au Canada et en Roumanie et s'échelonnant sur plusieurs années de 2012 à 2019, le livre d'Alexandre Eyries s'attache à montrer les utilisations stratégiques faites par les hommes et les femmes politiques de la plateforme de microblogging dans le cadre de séquences électorales ou encore dans l'exercice du pouvoir. Cet ouvrage s'intéresse à la communication numérique d'influence sur Twitter qui offre aux dignitaires politiques la possibilité d'être lus, repris, commentés, retweetés et de dialoguer sans intermédiaire avec les citoyens dans le cadre d'une démocratie directe fortement idéalisée.

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  • Que se passe-t-il dans la tête d'un réactionnaire comme Mathieu Bock-Côté chroniqueur du Figaro qui sévit aussi dans Valeurs Actuelles. Au Québec, sa terre natale, on peut le lire dans un tabloïd sensationaliste et il anime une émission sur les ondes d'une radio «trash». En France, on l'invite à l'université d'été du MEDEF et à l'Amicale gaulliste du Sénat. Finkielkraut et Zemmour saluent la fraîcheur de sa pensée.
    L'auteur des Mélancolies identitaires s'est donné pour mission de lire tout ce que MBC a écrit pendant un an, mais sans le prendre au sérieux. Avec un humour ravageur, il expose les rouages d'un discours efficace mais vide, et cherche à comprendre ce que nous, en tant que société, avons pu sacrifier pour en arriver à faire résonner une logorrhée aussi incohérente.

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  • Le plaisir des images

    Maxime Coulombe

    • Puf
    • 2 Octobre 2019

    Les images répondent à certains besoins essentiels : elles nous font apprendre, nous défoulent et nous apaisent, elles stimulent notre mémoire, nos sens, nos émotions, nos désirs, elles nous permettent d'explorer nos tensions internes. Leur nature fictionnelle sait ouvrir la porte de notre vie intérieure souvent bien mieux que ne le fait notre quotidien. Telle est d'ailleurs le plus souvent la raison pour laquelle nous les fréquentons. Ce pouvoir mémoriel et affectif des images est au coeur de cet ouvrage.
    Nous tenterons de comprendre ce qui opère en nous lorsque nous les regardons : la manière dont elles réveillent nos souvenirs, nourrissent nos fantasmes, la force avec laquelle elles nous ébranlent et nous défoulent, leur pouvoir à lever le voile sur certains pans de notre vie intérieure.

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  • À l'automne de sa vie, l'auteur tente de comprendre par quels mécanismes intellectuels un engagement de jeunesse généreux l'a amené, pendant plus d'un quart de siècle, à ne pas voir la réalité. Ou à refuser de la voir. Du moins celle qui risquait de mettre à mal ses espoirs, ses illusions. C'est aussi à travers l'évocation de souvenirs parfois trompeurs et d'oublis souvent révélateurs qu'il décrit ensuite le long travail de deuil qui suivit sa rupture avec le Parti communiste français, l'effort pour acquérir une pensée indépendante.
    Ni règlement de compte, ni autojustification, ce récit qui va de la Drôle de guerre en 1940 jusqu'aux bouleversements de ce début de siècle est un tableau de quatre-vingts ans de vie politique en France. Il évoque par ailleurs l'Autriche des années 1950 ainsi que les deux Allemagnes. Ce témoignage historique fourmille d'anecdotes et de portraits par celui qui, germaniste, enseignant, chercheur et traducteur, fut aussi athlète international avant de devenir familier de la nomenklatura est-allemande comme des cercles dirigeants du PCF. L'affaire du Livre noir du communisme, l'affaire Nolte apparaissent sous un jour nouveau.

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  • Dans peu de temps, les élections régionales se tiendront en Bretagne. Comme d'habitude, on y parlera de tout sauf de notre peuple oublié. Pendant des années, j'ai écrit ces chroniques dans l'espoir de faire bouger les lignes, de démasquer le système France dans ce qu'il pouvait avoir de redoutable pour nous. Le peuple breton est un peuple oublié des Pouvoirs publics, du droit mais aussi de la plupart de nos élus. Il ne contrôle plus rien de lui-même et se trouve en passe de sortir de l'Histoire. Sa culture maritime , comme ses langues sont en perdition. Que faire si nos plus grands élus nous disent que tout va pour le mieux et qu'ils se prêtent si bien à la comédie du Pouvoir ? Il nous reste encore les mots et la volonté d'être. La résistance des peuples est l'unique manière de préserver l'humanité du chaos que l'on doit à la folie souverainiste des Etats nations. Nos vieux peuples recèlent un rapport au monde et un lien viscéral avec leur terre et cadre de vie qui pourraient encore sauver l'humanité. Alors, si nous pensions un peu à nous ?

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  • « La culture de l'illusion est une forme de pensée magique grâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur se transforment en richesse, la destruction de notre assise manufacturière se transforme en possibilité de croissance, l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformisme pétulant, et un État qui mène des guerres illégales et administre des colonies pénitentiaires où l'on pratique ouvertement la torture à l'étranger devient la plus grande démocratie du monde. » Avec son bonheur de façade et ses émotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprise sur les États-Unis.
    D'un salon de l'industrie de la pornographie à Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par les campus universitaires et les séminaires de développement personnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes qui empêchent de distinguer le réel des faux-semblants et détournent la population des enjeux politiques réels.
    Le portrait qui s'en dégage est terrifiant : régie par les intérêts de la grande entreprise, la culture américaine se meurt aux mains d'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit de l'appauvrissement moral, intellectuel et économique de ses sujets. Une nouvelle couverture pour un livre qui est malheureusement toujours et de plus en plus d'actualité.

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  • La visibilité de l'extrême droite à Lyon est régulièrement soulignée par la presse. Partis historiques ou nouvelles formations militantes, depuis les catholiques intégristes jusqu'aux néopaïens?: la ville de Lyon a en effet la particularité de regrouper toutes les mouvances actuelles de l'extrême droite. Cette présence se traduit régulièrement par des apparitions publiques et par des actes violents. Quel terreau a favorisé une telle implantation?? Comment s'articulent les relations entre ces mouvements et la droite traditionnelle lyonnaise?? Alain Chevarin analyse les conditions historiques et politiques qui ont permis ce développement remarquable qui fait de la capitale des Gaules le laboratoire intellectuel des extrêmes droites françaises.

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  • « C'est Ricoeur qui m'a poussé à faire de la politique, parce que lui-même n'en avait pas fait » expliquait durant la campagne présidentielle Emmanuel Macron. Élu le 7 mai 2017, le président de la République se réclame de la philosophie de celui dont il fut l'un des collaborateurs. Exagération, usurpation ? Quelques voix discordantes se sont élevées pour mettre en doute un tel compagnonnage. Le fait est néanmoins établi. « On peut légitimement parler d'intimité intellectuelle à propos de la relation qui s'est établie entre eux », nous explique l'auteur. Au pouvoir, Macron « métabolise » la philosophie de Ricoeur. Ce texte détaille avec brio les ressorts intellectuels d'un quinquennat qui s'annonce riche en événements et bouleversements. Le lecteur comprendra mieux sa notion de « en même temps » qui a tant intrigué ou fait rire, sa conception de l'exercice du pouvoir ou de la liberté individuelle. Reste à savoir si le système de pensée macronien ne sera pas corrompu par la realpolitik...

  • Au départ il s'agit d'un projet, diffusé sur la radio Fréquence Paris Plurielle (106,3 FM).
    Au cours de deux séances d'enregistrement en 2007 et 2008, Daniel Bensaïd se prête à un exercice radiophonique. Autour de 12 dates, souvent associées à des figures marquantes du mouvement ouvrier, il donne à entendre sa vision des évènements : Révolution d'octobre, guerre d'Espagne, assassinat de Lumumba, Chili 73,... chute du mur de Berlin.
    Ces12 dates retracent un « court vingtième siècle », avec des choix nécessairement partiels et partiaux. On entend, ou plutôt on lit, certaines des principales analyses qui structurent la pensée de Daniel Bensaïd, mais aussi celle d'une partie de la gauche radicale en ce tout début de 21ème siècle.
    Exercice passionnant, Daniel Bensaïd y déploie un récit foisonnant de réferences et d'expériences personnelles. Lui, à qui "l'histoire a mordu la nuque" reste capable de nous embarquer avec autant d'érudition que de chaleur dans l'histoire et ses bifurcations pour penser la suite : « on entre dans une nouvelle étape, mais dans cette nouvelle étape, selon une formule qui m'est chère, on recommence par le milieu, on ne recommence pas à zéro ».
    Pour poursuivre l'aventure, 10 ans après la disparition du militant philosophe, nous avons demandé à certains amis de réagir à ces enregistrements : entre héritage, dette intellectuelle et politique ils et elles nous disent comment continuer à penser nos luttes pour l'émancipation dans un monde qui a définitivement basculé dans un autre siècle.
    Les entretiens ont été mis en forme par Pierre Barron, Marion Druart, Guillaume Garel et Gwenn Sanchez.

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  • Le tripartisme bouscule le jeu politique français, la gauche et la droite étant désormais talonnées par un Front national à 28 %. On prédisait un effondrement de la gauche, mais - première surprise -, elle a fait jeu égal avec la droite au premier tour des départementales de 2015, puis l'a doublée aux régionales. Deuxième surprise : au second tour, le tripartisme provoque des duels d'une nature inédite. Grâce à une méthode statistique et cartographique nouvelle, Hervé Le Bras passe au crible les résultats électoraux des communes, des cantons et des régions. La formation de « fronts républicains » peut-elle perdurer dans ce nouveau contexte ? Quel est l'impact de la division de la gauche sur cette recomposition ? Quelle est la porosité entre la droite et l'extrême droite ? Répondre à toutes ces questions, c'est comprendre les bouleversements politiques français depuis vingt ans. C'est aussi définir les termes de la prochaine présidentielle et des législatives qui l'accompagneront.

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  • Modifier son choix de consommation en fonction de considérations éthiques et politiques, en refusant d'acheter certains produits ou en privilégiant d'autres ; manifester contre la consommation de masse, l'excès de publicité ou le gaspillage alimentaire ; promouvoir individuellement ou collectivement des modes de vie plus frugaux, privilégiant une consommation plus locale, moins protéinée et fondée sur le partage et le recyclage ; souscrire à des contrats entre producteurs et consommateurs, soutenir des coopératives d'habitats, créer des éco-villages afin d'expérimenter de nouveaux modes de vie, voire des projets de société : ces différents engagements ont en commun de faire de la consommation un mode d'expression de choix politiques.
    Comment rendre compte de ces formes de mobilisation, et comment les interpréter ? S'agit-il d'un déplacement de l'engagement politique ou de l'exercice d'une forme singulière de pouvoir des consommateurs ? Quels sont les contours de ces mobilisations, au-delà de leurs pratiques les plus médiatisées ? Derrière l'apparente dimension individuelle de ces pratiques, existent d'importants mécanismes collectifs que Sophie Dubuisson-Quellier décrypte. Elle montre notamment combien cette modalité d'action est l'apanage de groupes très spécifiques d'individus appartenant aux classes moyennes-supérieures à fort niveau d'éducation.

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