• Dès les premiers temps de l'Église, les Pères du désert avaient mis en garde leurs contemporains contre la tentation de l'acédie, cette tristesse négative qui conduit le chercheur de Dieu à se décourager. Aujourd'hui, cette tentation prend des formes nouvelles et nombreux sont les chrétiens qui connaissent des moments de découragement. Qu'ils soient prêtres ou consacrés, mais aussi laïcs, ils ne voient plus très bien le sens à donner à leur pratique religieuse et à leur activité chrétienne. Ils sont déçus par la difficulté de l'institution à se réformer. Ils éprouvent un vide spirituel et pour cette raison, relâchent leurs liens avec l'Église pour finalement prendre la décision de la quitter.
    Comment ne pas céder à cette tentation déprimante se demande le cardinal Walter Kasper ? En retournant tout simplement à l'Évangile. Car celui-ci est porteur d'un vrai message de joie, joie qui n'est pas seulement céleste. Apparentée à l'espérance, la joie est l'expression de la liberté chrétienne. Elle est pour le chrétien la manière de vaincre le monde, mais également une façon d'aborder les problèmes de l'Église avec justesse. Elle est le critère qui permet de vérifier si notre discours théologique sur Dieu et sur l'homme est adéquat.
    Ainsi, ce livre ne traite pas tant de la joie d'être chrétien ou d'appartenir à l'Église, mais plutôt de la joie de croire en l'Évangile. C'est celle-ci qui doit être offerte et largement partagée.

  • Luther

    Walter Kasper

    Elles sont rares, les personnalités historiques qui provoquent une attraction magnétique même 500 ans après leur mort. Martin Luther est de ceux-là. Or l'image que l'on s'est faite de lui a changé au fil des siècles. Aussi, pour retrouver le moine Luther et ses combats, devons-nous redécouvrir le monde qui fut le sien pour goûter la singularité de son message. C'est toute l'ambition du livre du cardinal Kasper, car c'est justement l'étrangeté de Luther et de son oeuvre qui fait aujourd'hui son actualité oecuménique. Bien des chrétiens attendent à juste titre que les célébrations des 500 ans de la Réforme nous fassent faire un pas de plus vers l'unité. Cet ouvrage est sans doute le plus bel hommage du cardinal Kasper au service du dialogue entre les croyants.

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  • « Rééditer sans modification et plus de trente ans après sa première parution un livre tel que "Jésus le Christ" comporte un risque. Je n'aurais pas osé le prendre si on ne m'y avait pas poussé et encouragé de plusieurs côtés.

    Au cours de toutes ces années, les multiples retirages et les nombreuses traductions qui en ont été faits ont montré son utilité pour les étudiants en théologie, séminaristes ou laïcs catholiques, mais aussi, à ma grande joie, pour des chrétiens d'autres confessions. Il a aussi aidé nombre de prêtres et de laïcs à approfondir leur foi, à s'attacher à Jésus, à le suivre et à en témoigner dans un monde qui a trop souvent oublié l'Évangile. Je suis heureux de voir combien de personnes ont vu en lui une véritable introduction à la foi chrétienne.

    C'est en lisant l'ouvrage de Romano Guardini, "Le Seigneur", que, jeune lycéen, j'ai découvert la signification existentielle et spirituelle de la personne de Jésus-Christ et de son message. Ce livre a marqué un tournant dans ma jeunesse. Étudiant, j'ai également été très impressionné par les livres de Karl Adam sur le Christ.

    Lors de la parution de "Jésus le Christ" au début des années 1970, la situation avait certes beaucoup changé par rapport aux années 1950. L'atmosphère d'enthousiasme avait fait place à une mentalité critique et à des remises en cause marquées de scepticisme. On avait tenté à plusieurs reprises d'utiliser le Jésus de l'histoire comme un levier pour se débarrasser du Jésus de la foi, celui de l'Église. La conjoncture postconciliaire et les bouleversements culturels de la fin des années 1960 et du début des années 1970 obligeaient à reprendre à neuf les fondements de la foi chrétienne, en particulier ceux de la christologie. Tel était l'arrière-plan qui avait motivé mon ouvrage. C'est cela qui m'avait conduit à me lancer dans cette réflexion de théologie fondamentale qu'est "Jésus le Christ".

    Le présent ouvrage garde sa place tant dans le cadre de cette époque révolue que dans celui de notre époque. J'entends y montrer la continuité de ma réflexion, tout au long de ces trente dernières années, en christologie, dans le champ de l'exégèse historico-critique, dans celui du dialogue interreligieux, dans une vision d'ensemble aussi de la théologie - en particulier le domaine original de la pneuma-christologie. Cela permettra de montrer combien sa réédition peut encore être utile et sa méditation féconde. » [Cardinal Walter Kasper]

  • En passant par la pensée philosophique, l'Ancien et le Nouveau Testament, puis Marie, mère de la miséricorde, ce livre nous amène au coeur du message évangélique

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  • Lors de l'ouverture du consistoire des cardinaux sur la famille, le 20 février 2014, le cardinal Walter Kasper a esquissé les grandes lignes de la réadmission des divorcés-remariés à la communion. Reconnaissant l'ampleur des divorces, mais aussi "l'abîme qui s'est créé entre la doctrine de l'Eglise sur le mariage et la famille et les convictions vécues de nombreux chrétiens", il appelle l'Eglise à se garder d'une "image romantique irréaliste" du mariage.
    Sa conviction : "Dieu peut écrire droit aussi avec des lignes courbes". Fort de ce constat, le théologien invite l'Eglise catholique à un véritable "changement de paradigme" : "Nous devons, comme l'a fait le bon samaritain, considérer la situation aussi sous l'angle de celui qui souffre et demande de l'aide". Pour autant, il ne s'agit pas d'atténuer l'exigence évangélique. Comment, alors, articuler fidélité à la tradition et miséricorde à l'égard de ceux qui souffrent ? Dans cette intervention - qui n'a pas fait l'unanimité parmi les cardinaux -, Walter Kasper met en oeuvre, de manière originale, la méthode herméneutique déployée par le concile Vatican II pour les questions, à l'époque très épineuses, de l'oecuménisme ou de la liberté de religion.
    Partant de ce paradoxe - ce qui doit donner de la lumière et de la force aux familles est devenu un poids, un "code juridique" -, il revisite la tradition des premiers siècles du christianisme pour "revenir à la source d'où a jailli la doctrine". De quoi annoncer un mini Vatican II sur la famille. Le pape François, au lendemain de cette intervention, a salué cette "pensée sereine de la théologie", et dans son homélie à Sainte-Marthe, il invitait les pasteurs à se méfier de la casuistique et à ne pas condamner ceux qui font l'expérience de l'échec de leur couple...

  • Le Cardinal Kasper retrace ici les pas les plus significatifs parcourus depuis la fin du Concile Vatican II sur le chemin du dialogue judéo chrétien. Il évoque d'abord les principaux moments, signes et documents qui ont renouvelé ce dialogue et l'ont approfondi, puis il montre quels peuvent en être les fruits à travers l'élaboration de réponses communes que juifs et chrétiens peuvent donner aux grandes questions qui se posent à l'homme et à la société contemporaine. Des gestes et des textes qui montrent la volonté des derniers papes de s'engager eux-mêmes et d'engager toute l'Eglise à « vivre une fraternité authentique avec le peuple de l'Alliance. » Le Cardinal Walter Kasper, est né en 1933 en Allemagne. Il est président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens depuis juillet 2010. Il a reçu en mai 2010 le « Prix Isaïe interreligieux » décerné par le Comité juif américain en raison de « son long engagement dans le dialogue entre juifs et catholiques » et de son « leadership » dans « le progrès de la compréhension entre ces deux fois »

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  • " Comprendre l'eucharistie comme sacrement de l'unité n'est pas quelque chose d'accessoire qu'on affirmerait en passant ; ce n'est pas là quelque chose qu'on pourrait dire encore et en plus à côté des vérités dogmatiques.
    Au contraire : l'unité de l'Eglise est ce pour quoi l'eucharistie existe. Le fait que dans la situation actuelle il n'est pas possible, au nom de la vérité, que tous les chrétiens se rassemblent autour de l'unique Table du Seigneur et participent à l'unique Repas du Seigneur, est une blessure profonde qui affecte le Corps du Seigneur, et en fin de compte un scandale. Nous n'avons pas le droit d'en prendre notre parti.
    " (W. Kasper). Les chrétiens continuent de célébrer l'eucharistie, le testament de Jésus-Christ, séparément. Les pas intermédiaires, opiniâtres, qui peuvent être faits dans la situation oecuménique actuelle, et qui doivent déboucher dans la communion dans l'eucharistie, le sacrement de l'unité, sont d'autant plus importants.

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  • Ce livre se présente comme un manuel.
    Il offre des suggestions pastorales pratiques pour mettre en acte et renforcer l'oecuménisme spirituel qui est au coeur de tout effort pour rassembler à nouveau les chrétiens divisés. Mais qu'entend-on par oecuménisme spirituel ? " Cette conversion du coeur et cette sainteté de vie, accompagnées aussi des prières privées et publiques pour l'unité des chrétiens, doivent être considérées comme l'âme de tout le mouvement oecuménique et peuvent à juste titre être appelées oecuménisme spirituel.
    " Le contenu de ce manuel est fondé sur les documents du Concile Vatican II et sur les documents suivants qui ont approfondi l'engagement de l'Eglise dans la recherche de l'unité des chrétiens. Rappelons à ce propos le livre publié par Nouvelle Cité début 2006 sous le titre Rechercher l'unité des chrétiens, qui contient les documents les plus importants ainsi qu'un bilan du travail oecuménique et des perspectives pour l'avenir.
    Le grand intérêt de ce nouveau manuel est son aspect très didactique, avec des points courts et listés. Par exemple, pour différents sujets, " ensemble les chrétiens peuvent " Et suit un ensemble de propositions pour étudier la Bible, pour prier, pour entreprendre des actions caritatives, pour les mariages entre chrétiens de confessions différentes...

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  • Dogme et évangile

    Walter Kasper

    • Cerf
    • 24 Juin 2010

    Il y a un demi-siècle se célébrait à Rome le deuxième concile du Vatican. L'événement, d'une ampleur jamais vue, a constitué pour toute l'Église une expérience spirituelle majeure, perçue par le grand nombre - à l'intérieur comme à l'extérieur - comme inaugurant une nouvelle étape dans la vie d'une Église qui revisitait sa Tradition et s'ouvrait au monde.

    Et pourtant ! Cinquante ans après, le dogme encore apparaît à beaucoup comme une pierre d'achoppement dans l'effort entrepris par l'Église catholique pour entrer en dialogue avec le monde, avec les autres confessions chrétiennes et, plus largement, avec les autres religions. La crainte d'un relativisme généralisé conduit parfois à des crispations dogmatiques. Rien ne fera pourtant, le cardinal Walter Kasper en est bien convaincu, que l'on puisse renoncer à l'indispensable travail de dialogue au sein de l'Église, dans l'oecuménisme, et avec le monde. Cela correspond par trop au voeu du Christ et à la mission qu'il a confiée à ses disciples, que tout soit fait pour que « tous soient un ». Cela fait partie de la nature même de l'Église d'être « sacrement d'unité » (voir « Lumen Gentium » 1).

    D'où l'urgence de repréciser la nature et la fonction du dogme. Pour être justement compris, il doit être restitué à la vie de l'Église qui, dans des circonstances déterminées, éprouve la nécessité de confesser sa foi. Dans l'intelligence de cette foi, il représente alors un point de départ au moins autant qu'un point d'arrivée. Ce n'est pas un obstacle, c'est un point d'appui dans la marche d'un « christianisme en mouvement ».

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  • « Il y a vingt-cinq ans, mon ouvrage "Le Dieu des chrétiens", cherchait à préciser ma position sur ce sujet. Sa formulation, intentionnellement polémique, était un plaidoyer en faveur d'une théologie théologique. Car, pour affirmer sa place bien particulière et se faire entendre au milieu du brouhaha du marché du sens, elle doit commencer par savoir elle-même ce qu'elle est. Elle ne peut garantir son authenticité que si elle reste indéfectiblement théologie, autrement dit discours sur Dieu, et donc si l'Église et sa parole évitent de glisser dans une éthique moralisante. Ainsi que le suggère le titre d'un ouvrage du cardinal Lehmann, il est donc temps de parler de Dieu...

    Il est aujourd'hui de notre devoir de faire preuve de la même pénétration intellectuelle que celle dont Augustin fit jadis génialement preuve. Paradigme, grammatique et somme de la théologie, la doctrine trinitaire est à l'aube d'un renouveau plein d'espérance, et elle représente de ce fait un défi non encore résolu.

    Cette nouvelle édition du "Dieu des chrétiens" me fait espérer que, dans une situation totalement autre, mon livre pourra encore servir de manuel de formation et qu'il constituera une invitation à reprendre à neuf et à repenser avec force la question de Dieu, donc à mieux comprendre la bonne nouvelle du Dieu vivant, du Dieu qui est amour et qui nous confère force et lumière sur notre route. » [Cardinal Walter Kasper]

  • le cardinal walter kasper, ordonné prêtre il y a cinquante ans, rend ici théologiquement compte du service presbytéral et de la vie du prêtre aujourd'hui.
    par ses rôles d'accompagnateur spirituel, de professeur d'université, d'évêque et de responsable romain de l'oecuménisme, il a pu lier la réflexion théologique à l'expérience de la vie. il déploie une compréhension large et ouverte du sacerdoce, enracinée dans l'appel commun de tous les chrétiens, et plus particulièrement dans l'envoi apostolique comme service de l'existence missionnaire de l'eglise.

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  • Communion et espérance : témoigner la foi au temps du coronavirus Nouv.

    « La crise du coronavirus nous a tous surpris comme une tempête soudaine, changeant notre vie de famille, notre travail et notre vie publique partout dans le monde. Beaucoup pleurent la mort de parents et amis. Beaucoup sont en difficulté financière, d'autres ont perdu leur emploi. Dans de nombreux pays, précisément à Pâques, la principale solennité du christianisme, il n'était plus possible de célébrer l'Eucharistie de manière communautaire et publique pour puiser force et consolation dans les sacrements.
    Cette situation dramatique a mis en évidence toute la vulnérabilité, l'incohérence et le besoin de rédemption de nous les humains. Elle a remis en question de nombreuses certitudes sur lesquelles nous nous étions appuyés dans notre vie quotidienne, pour nos plans et projets. La pandémie soulève des questions fondamentales sur le sens du bonheur dans notre vie et le trésor de notre foi chrétienne...
    Mon souhait et mon espoir est que les réflexions théologiques contenues dans ce livre suscitent une réflexion et nous ouvrent à une espérance et à une solidarité nouvelles. Comme pour les deux disciples sur le chemin d'Emmaüs, le Seigneur nous accompagnera également tout au long du chemin avec sa Parole et en partageant le pain eucharistique. Et il nous dira : « N'ayez pas peur ! J'ai vaincu la mort ».

  • Walter Kasper est une des grandes figures de l'Église post-conciliaire. Théologien, évêque, cardinal, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, il a vécu de près les événements décisifs de l'Église durant ces cinquante dernières années. Dans ses Mémoires écrits en collaboration avec le journaliste Daniel Deckers, Walter Kasper relit les grandes étapes de sa vie et réfléchit aux défis lancés à l'Église par la société sécularisée et globalisée d'aujourd'hui, avec une attention particulière accordée à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux. Un propos sans langue de bois, marqué par le souci de la vérité évangélique et de la fidélité à l'Église, dans toutes ses dimensions.

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