Nouvelle Cite

  • Christine a un père qui souffre d'Alzheimer, Paul un fils en situation de handicap et Claire un mari qui vient d'être victime d'un AVC. Ils sont 11 millions à prendre soin d'un proche fragilisé par la maladie, le handicap et/ou le grand âge. Ils font partie de ces « aidants » qui s'ignorent, qui donnent de leur temps, de leur énergie et leur vie pour des proches, des voisins, des amis.
    Il faut aujourd'hui réussir à combiner travail, famille et aide à des personnes en difficulté, avec un poids affectif, physique, financier peu considéré. L'auteur a été elle-même aidante à son insu, et cela l'a interrogée. Elle a fondé La Compagnie des Aidants pour former, accompagner, soutenir ces aidants, indispensables auprès de leur proche fragilisé, souvent invisibles aux yeux de tous. En parallèle, elle lutte pour leur reconnaissance et leur prise en compte dans toutes les sphères de la société.
    Elle nous fait découvrir son histoire et celle de nombreux aidants qu'elle a croisés sur son chemin. Des histoires d'amour, d'engagement, de responsabilité, de culpabilité et, trop souvent, de sacrifices. Mais ce sont aussi de multiples informations, conseils, points d'attention qui font de ce livre un guide précieux pour tout aidant.

  • La période que nous vivons n'est pas simple. Les prêtres vivent leur ministère dans une époque d'incertitudes, eux aussi. Celles-ci peuvent susciter des peurs comme des élans. La mission du prêtre n'est pas de réussir à sauver le monde par des tactiques et des stratégies missionnaires, mais de réussir à vivre sa vocation avec passion. Si le monde prêche la production et la réussite, l'Évangile prêche la fécondité.
    L'auteur propose de revisiter l'ordination sacerdotale comme un retour aux sources pourr épondre aux défis de notre temps laborieux. Les crises encouragent les prêtres à veiller sur leur humanité, à soigner leur intériorité, à cultiver les désirs et à ne pas étouffer leurs rêves. Il s'agit d'une vocation formidable, signe dans une monde en quête de repères.

  • Rien de prédestinaient Agathe et Nicolas à une aventure aussi déroutante. Malo nait et se développe normalement mais vers 2 ans, d'étranges somnolences le saisissent, puis des comportements surprenants apparaissent : une incroyable (et dangereuse) résistance à la douleur, l'absorption d'aliments avec leur emballage... Jeanne et Isabelle, numéros 3 et 4 de la fratrie vont aussi développer, dans des proportions moindres, des symptômes ressemblants.
    Agathe prend peur, s'interroge, se révolte envers le Ciel, face à ces comportements inédits et devant lesquels la médecine s'avoue d'abord bien impuissante. Il faudra toute la patience, l'humour, l'ingéniosité de ce couple et de ceux qui les entourent pour s'apprivoiser à ces enfants attachants mais différents. Issus d'un milieu favorisé où tout réussit, comment vaincre la morsure de la comparaison avec les autres familles sans problèmes apparents ?

  • Les Pères du désert continuent de nous emplir de leur sagesse, eux qui vécurent aux IIIe et IVe siècles, en communauté ou bien en ermites dans le désert d'Égypte.
    Moines, évêques, parfois même laïcs, voire femmes, ils sont ces « athlètes de Dieu » qui édifient par leur bon sens, simplicité et sainteté.
    On y trouve par exemple Athanase d'Alexandrie, Cyrille d'Alexandrie, Grégoire de Nazianze, Antoine du désert et bien d'autres, dont les apophtegmes ou sentences nous sont parvenues.
    L'Abba Évagre dit : "Quand une pensée ennemie monte dans ton coeur, ne cherche pas à prier d'une manière ou de l'autre, mais aiguise l'épée des larmes".
    Quelques-uns des vieillards vont chez Abba Poémen et lui disent : "A ton avis, quand nous voyons un frère dormir à l'office, faut-il le secouer pour qu'il se tienne éveillé durant la prière ? " Il leur dit : "Moi, quand je vois le frère dormir, je lui mets la tête sur mes genoux et je le fais reposer".

  • Fruit d'une réflexion avec l'Église d'Algérie, cet ouvrage s'interroge sur la signification du martyre et de la béatification des 19 religieux martyrs. Loin de les idéaliser, ils sont l'icône de l'Église d'Algérie dans sa présence aimante depuis des années du peuple algérien, dans sa capacité à se tenir au pied de la croix aux heures sombres de la guerre civile et dans l'invention d'une forme nouvelle de sainteté en dialogue avec l'autre croyant. L'Église d'Algérie est petite mais selon la sagesse de Dieu, n'est-ce pas ce qu'il y a de petit dans le monde que Dieu choisit pour édifier l'ensemble. Comment ne pas recevoir ce signe ?
    À l'heure où l'humanité vient de vivre l'expérience d'une crise qui a confiné la moitié de la population mondiale, annonciatrice d'autres tourmentes à venir liées au dérèglement climatique, comment ne pas y voir à la fois un encouragement et une invitation adressés aux Églises locales en sortie d'elles-mêmes à nouer « un lien nouveau si fort que rien ne pourra le défaire » d'amitié avec les peuples dont elles ne seront jamais que les humbles servantes.

  • De tout temps, les charismes ont été bien plus qu'une affaire purement religieuse. Ils ont pour mission d'embellir la terre, et pas seulement les religions et les églises. Dans le même temps, on voit invariablement se mettre en place, autour des charismes, des dynamiques sociales, éthiques et spirituelles extrêmement délicates et souvent dangereuses, étant donné leur immense force qui peut être orientée, souvent involontairement, vers des objectifs néfastes aussi bien pour les personnes que pour les organisations charismatiques elles-mêmes.
    Il est fort diffi cile, pour les responsables d'organisations charismatiques, de prendre conscience de la crise du charisme qu'eux-mêmes sont en train de créer, parce que, justement, susciter une crise et un déclin est totalement étranger à la conscience des fondateurs et des leaders.
    L'esprit qui anime cet ouvrage est d'offrir une « grammaire des crises » dans les mouvements et communautés, reconnaître les premiers signaux faibles d'un déclin et agir au moment où le processus est encore réversible.

  • Madeleine Delbrêl et les saints du Carmel : un héritage revisité Nouv.

    Madeleine Delbrêl (1904-1964) a cherché à comprendre la foi qui l'a " éblouie " un 29 mars 1924, après une période d'athéisme. La lecture intensive d'auteurs spirituels a nourri sa soif, parmi lesquels les saints du Carmel. L'étude met à jour cette source majeure de la spiritualité de Madeleine, en relevant non seulement des affinités avec l'esprit du Carmel, mais des convergences de fond qui témoignent de la compréhension que la jeune convertie avait pu acquérir de la Réforme thérésienne et des mystiques castillans, en particulier de Jean de la Croix, proclamé docteur de l'Eglise en 1926.
    L'expérience de Dieu, à travers la nuit de la souffrance et de l'athéisme, mais aussi par la contemplation de la beauté, l'oraison comme lieu essentiel de conversion, creuset de la vie théologale et missionnaire... en sont quelques points communs. Mais si Madeleine puise dans cet héritage, elle l'actualise par le questionnement propre de son temps : l'athéisme croissant provoque ainsi la foi à une conversion permanente, qui se réalise dans un amour fraternel inconditionnel pour les incroyants et les plus pauvres.

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  • La dynamique du don est constamment à l'oeuvre dans nos organisations car c'est un des moteurs de l'activité économique et sociale. À condition néanmoins que les dons circulent librement entre les personnes. Quelles sont les conditions de cette circulation ? Et quelles sont celles qui la bloquent ? Un tel dysfonctionnement est effectivement chose courante dans les entreprises : dons du collaborateur ou du manager qui ne sont ni vus ni reçus, dons arrachés sans consentement aux équipes, dons empêchés par les processus gestionnaires. Il en résulte des frustrations et des ressentiments qui provoquent des tensions dont la source est souvent incomprise par les managers et les collaborateurs eux-mêmes.
    Cet ouvrage permet de mieux comprendre certaines situations induites par des dons qui, n'arrivant pas à circuler, se tarissent et perturbent profondément les relations de travail. En se fondant sur des cas stylisés tirés de situations réelles, il montre combien la capacité à recevoir est fondamentale pour assurer la circulation des dons : les dons qui ne sont pas reçus sont perdus.
    Pour éclairer cette circulation, l'ouvrage fait appel à la loi du don découverte par Mauss, et l'enrichit doublement. Il procure aussi des clés à ceux et celles qui veulent reconnaître et encourager la circulation des dons et participer à ce mécanisme social à la fois puissant et délicat.

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  • Prier 15 jours avec... T.230 ; Michel Menu ; fondateur des Goums Nouv.

    Déjà en 1969, Michel Menu ne mâchait pas ses mots « Quand je vois des jeunes qui ne foutent rien, ça me fatigue » disait-il. Son analyste de la situation était très claire.
    Les grands espaces des Causes, la marche au long cours et les fraternités partagées apparurent comme de vraies révélations. C'étaient des moyens fabuleux et efficaces pour « redonner à des jeunes l'envie de vivre à pleine puissance en fleurs et en fruits ». Il ne s'agissait plus de faire une école de chefs, l'objectif était désormais d'aider chacune et chacun à se trouver et à s'épanouir pleinement.
    Ce qu'il ne mesurait pas, il y a 50 ans, c'est combien cette aventure allait changer la vie de milliers de jeunes et bouleverser sa propre existence ainsi que sa vision profonde du sens de la vie. Cette aventure Goum a été exceptionnelle pour les autres et pour lui.

  • Du passage des Hébreux à travers la mer Rouge, l'aventure de Jonas jeté à la mer, à Jésus marchant sur les eaux du lac de Tibériade, cet élément joue un rôle de premier plan dans l'interprétation des signes de l'action de Dieu. Violente et incontrôlable comme au Déluge , la mer est le lieu de forces obscures pour la mythologie antique. Mais elle devient aussi source de purification puis de sacrement par l'eau qui jaillit du côté du Christ à sa mort.
    Ce que dit la Bible sur l'eau nous offre le regard que la Bible nous transmet sur cet élément vital et aujourd'hui menacé de pénurie sur notre planète ?

  • Figure toujours plus connue, citée et appréciée, Madeleine Delbrêl n'a pas fini de nous accompagner sur les routes de notre monde. Son expérience humaine, son intuition profonde d'un Dieu présent au milieu des hommes de toutes conditions, son écriture fine et percutante, font d'elle une source d'inspiration - et d'action - pour tous :

    "Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces, que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté.".

    Elle est habitée par les immenses bouleversements de société vécus au XXe siècle et qui se prolongent en ce début de troisième millénaire. Elle veut aller plus loin, plus profond dans les complexités de la vie et « l'abîme insondable des mystères de Dieu ». Ces textes, puisés dans l'ensemble de ses oeuvres complètes, dans une variété de style littéraire, invitent à la rencontre et à la confiance. Son procès de béatification est en cours.

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  • Un accompagnateur qui réfléchit sur son expérience se sent toujours un peu un apprenti. Celui qui croit être un bon accompagnateur ne l'est déjà plus à partir du moment où cette idée s'installe en lui, à supposer qu'il ne l'ait jamais été.
    L'accompagnement n'est pas une technique à mettre en oeuvre, mais un chemin à parcourir qui n'est pas balisé d'avance. On en connaît le terme : une vie avec Dieu de plus en plus intense, une charité qui s'accroît de plus en plus.
    Nous ne savons pas à l'avance par quelles routes nous allons passer, quelles étapes nous allons franchir, quels obstacles nous allons rencontrer. Pour que la Parole de Dieu vienne ensemencer l'expérience de la vie, il est bon que cette expérience s'exprime sous la forme d'une parole, dite à un frère ou à une soeur. Ce n'est que dans la parole que l'expérience prend pleinement conscience d'elle-même.
    Personne n'échappe à cette loi de la vie.

  • 4 évangiles pour 1 histoire : qui dit vrai ? Nouv.

    A la suite de ses ouvrages sur Jésus et les premiers disciples du fondateur du christianisme, l'auteur aborde là la question des évangiles : leur écriture, leur but, leurs auteurs, leurs vérités. Il est aussi question des écrits " apocryphes ", ces textes qui parlent de Jésus mais qui n'ont pas été retenus dignes de figurer dans le nouveau Testament. Pourquoi ? Puis à partir d'un choix de textes, de mise en parallèle, l'auteur montrera les intentions des auteurs, les différences entre les versions.
    Regarder les textes et les lire, pour comprendre le message qu'ils délivrent. Un livre de connaissances, qui soulèvent des questions millénaires auxquelles chacun y apportera ses réponses. Cet ouvrage devrait apporter à chacun des connaissances et, s'il atteint son but, des questions. Il n'y apportera certainement pas de réponses mais peut-être une nouvelle manière de se poser les questions, et donc pour chacun, de trouver des réponses.

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  • Barbe-Élise Poux (1797-1855) traverse la première moitié du xixe siècle avec pour seul objectif de redonner Dieu à un monde qui, depuis l'épisode de la Révolution française, s'en éloigne et le méprise.
    À l'instar de centaines de femmes françaises, elle se lance dans l'aventure de fonder une nouvelle communauté religieuse dédiée à l'éducation des jeunes filles.

    Cet ouvrage souhaite chercher le vrai visage de Mère Poux, elle qui ne voulait que Dieu seul et vivre déjà sur terre à la manière des anges : « Nous sommes les Soeurs des Saints-Anges, comme eux nous ne devrions voir que Dieu. »

  • Prier 15 jours avec Pier Giorgio Frassati nous met au contact d'une de ces âmes de feu, passionnées, qui vont droit au but. Né dans une famille de grand renom, Pier Giorgio a tout pour s'installer dans une vie confortable et mondaine. Pourtant il choisit une autre voie, celle du service des plus pauvres dans les faubourgs de Turin. Malgré l'incompréhension de ses proches, il étonne tout autant par sa volonté et son humilité que par sa gaieté et son énergie inépuisable. Alpiniste de haut niveau, il parcourt les montagnes et y découvre la joie du dépassement de soi. Investi dans de nombreux mouvements étudiants, Giorgio est également très actif dans les mouvements politiques de son temps, combattant le fascisme naissant. La lecture de ses lettres nous révèle son amour profond pour ceux qui sont délaissés, mais aussi les luttes qu'il doit mener pour persévérer dans son désir de servir ses frères. A l'âge de vingt-quatre ans, Pier Giorgio, sur le point de terminer ses études d'ingénieur, contracte la poliomyélite et meurt soudainement le 4 juillet 1925.
    Béatifié en 1990, il est le saint patron des sportifs.

  • Jeanne d'Arc (1412-1431), bergère lorraine entrée à 17 ans dans la vie publique et morte martyre à tout juste 19 ans, fait partie des figures féminines les plus connues et les plus représentées à travers le monde.
    Pour connaitre Jeanne et sa relation Dieu, les comptes-rendus de son procès puis de sa réhabilitation sont précieux. On y découvre une femme étonnante d'aplomb et de vie dans l'Esprit. Elle sera sommée de s'expliquer sur ce lien qui l'unit à Dieu, sur le message reçu par ces voix qui la visiteront jusque dans sa prison.
    C'est tout un pan de notre histoire qui est ainsi revisité, à l'occasion d'une des plus grandes erreurs judiciaires de tous les temps. De la sorcière à la sainte, un parcours atypique.
    L'année 2020 marque le 100e anniversaire de sa canonisation.

  • Le père Jacques Hamel (1930-2016) est brutalement sorti de l'anonymat le 26 juillet 2016, jour de son assassinat lors de la messe qu'il célébrait, perpétré par deux terroristes islamistes.
    La mort de ce martyr a bouleversé l'opinion internationale, interdite devant l'acte de barbarie survenu pendant un office religieux, sur un homme fragile et bienveillant à l'égard de tous, comme en témoigne la présence de nombreux musulmans à son inhumation.
    Qui était ce prêtre, quels étaient son parcours, ses axes de prédication, sa vie ? Qui fut celui qui réagit à ses agresseurs en les interpellant fortement : « Va-t'en, Satan ! » Prier 15 jours avec le père Jacques Hamel ce sont quinze jours, quinze étapes pour pénétrer son chemin de foi.

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  • Au travers de l'exploration biblique, Ce que dit la Bible sur le sport investit les articulations possibles entre les « mondes » des disciplines sportives et de la Parole, avec cette question interpelante : « Pourquoi donc le sport est-il devenu la religion universelle du XXIe siècle ? » Mais c'est aussi donner la Bible pour compagne aux sportifs, c'est-à-dire à tous les lecteurs désireux de trouver dans l'Écriture une nourriture pour leur chemin de vie, leur ascension vers les sommets du salut, leur terrain existentiel, sociétal et ecclésial.
    Les douze chapitres s'enchaînent tels un « grand Chelem. » scripturaire et spirituel et invitent à faire partie de l'équipe de l'humanité réconciliée, en quête de la couronne de sainteté promise à tous. Le sport « révèle » autant les orientations de notre société postmoderne que chacun de nos tempéraments. N'est-ce pas précisément ce que la « Révélation » biblique veut accomplir : dénoncer l'injustice et nous conduire à la joie en plénitude ?

  • Quête du job idéal et confrontation avec le réel, comment ne pas y perdre son âme ? Mathilde et Noémie, vingt-trois ans, sont deux soeurs, jumelles mais si différentes... Elles font leur entrée dans le monde du travail : le siège d'un fleuron de l'industrie française dans une tour à La Défense pour l'une, et le QG d'une start-up du monde des médias basé dans un appartement du 13e arrondissement de Paris pour l'autre.
    Deux univers que tout oppose, et pourtant, au fil des mois, un dénominateur commun se dessine. De désillusions en découragements, de déceptions en violences, les deux vingtenaires déchantent d'un monde qu'elles n'avaient pourtant pas eu le temps d'idéaliser. Si l'on est trop jeune pour être déjà en burn-out, trop impliquée pour tomber dans le bore-out et trop déterminée pour se laisser placardiser... que reste-il comme porte de sortie ?
    Le job idéal n'existe pas. Ce n'est pas faute de l'avoir cherché, mais sur la piste de cet échec annoncé, Mathilde et Noémie feront une découverte inattendue : l'équation du bonheur a plusieurs inconnues...

  • La place des personnes homosexuelles ou transgenres en Église est l'un des prochains grands défi s pastoraux. L'Écriture et la théologie semblent s'opposer à leur pleine intégration, mais qu'en est-il exactement ?
    Partant d'une lecture contemporaine de l'Écriture, l'auteur retraverse ensuite l'histoire pour comprendre le discours sexuel de l'Église qui s'ancre dans les philosophies stoïciennes, puis dans lamorale naturelle au Moyen Âge pour enfi n se reconnaître dans les philosophies personnalistes au xxe siècle.br>Mais depuis Vatican II jusqu'au pape François, l'Église repense la vie affective à la lumière des sciences humaines et montre de nouvelles avancées.
    Dans la dynamique du chemin parcouru par le magistère ces dernières décennies, de nouveaux éclairages peuvent certainement permettre un chemin pacifi é sur les diverses sexualités qui composent nos sociétés, une voie de dialogue qui combine tradition et temps nouveaux.
    J'entends déjà les objections de membres de la communauté chrétienne : « Mon Père, c'est contre nature », « Vous libéralisez le vice » ou « La Bible pourtant condamne l'homosexualité ». Prenons le temps de nous interroger afi n d'aider ces personnes à faire face à leurs défi s, et d'aider leurs proches à comprendre comment s'est construite la parole d'Église dont nous sommes héritiers.

  • Jean-Léon Le Prevost (1803-1874) traverse le XIXe siècle entre révolutions et renouveau catholique. Simple fonctionnaire, il fréquente pourtant les salons littéraires où il côtoie Hugo, Lamartine, Delacroix, etc. mais aussi Lacordaire, Lamennais et Ozanam dont il va très vite rejoindre la Société de Saint-Vincent de Paul naissante. Il y joue un rôle de premier ordre comme promoteur de l'expansion, structurelle par la création d'une deuxième « conférence », et caritative par la création et le développement d'oeuvres au rayonnement immense. Les patronages, les Cercles catholiques d'ouvriers, les Orphelins d'Auteuil, les maisons de retraite des Petites Soeurs des Pauvres lui doivent tous au moins une part de leur inspiration.
    Homme d'espérance et de foi, il avance avec confiance en dépit de la maladie, des échecs et des épreuves de toutes sortes. Quiconque l'aborde se sent porté, par sa bienveillance, à devenir meilleur. Ce Prier 15 jours vec Jean-Léon le Prévost nous montre un apôtre précurseur qui développe, un siècle avant Vatican II, l'apostolat des laïcs par les laïcs. Ses oeuvres sont nombreuses : patronages, accueil d'orphelins, cercles catholiques d'ouvriers, maisons de retraite... Rien de la misère qui l'entoure ne lui est étranger.
    Tour à tour laïc engagé, homme marié, religieux frère fondateur d'une congrégation dédiée à l'évangélisation des milieux populaires, prêtre ses 15 dernières années, il parle à tous les états de vie, alliant dans ses « Lettres », reportées en partie dans ce Prier 15 jours avec Jean-Léon le Prévost, et dans ses actes une fervente fidélité à une étonnante modernité.

  • Comment repérer une authentique vocation ? Comment y rester fidèle ? La riche expérience de l'auteur l'autorise à voir le centre de gravité de tout appel (à la vie religieuse ou conjugale) autour des questions d'idéal et d'idéalisation, et donc de dés-idéalisation. L'idéal est une réalité psychique qui peut être ambivalente, ce qui veut dire qu'elle recèle une énergie considérable qui peut honorer la vie ou se retourner contre elle.
    Les figures d'Abraham, de Samuel, Osée, Paul et d'autres nous aideront sur ce chemin subtil, à l'écoute de l'Esprit Saint. Nous nous glisserons aussi dans l'intimité entre Jésus enfant et la Vierge Marie qui nous montrera que le premier appel de tout enfant est celui de la vie et qu'il se conjugue en idéaux qui ne cessent de réclamer leur validation au tout long de la vie.
    Péché, culpabilité, pardon et miséricorde sur soi seront habilement dénoués pour se frayer un chemin de vie et de bonheur.

  • Prier 15 jours avec Pierre Fourier (1565-1640) nous raconte l'histoire d'un jeune qui nait en une période de grand optimisme chrétien (peu après le Concile de Trente), d'ouverture au monde et de sensibilité à l'humain. Il est formé chez les Jésuites et s'affirme doué d'un esprit solide et fin. Ses maîtres remarquent sa piété qui est encore plus profonde que son intelligence. A l'université, il suit un groupe de garçons et se montre bon éducateur. Prêtre à 24 ans, puis docteur en théologie et docteur en droit civil et canonique, il sera appelé à conseiller les princes lorrains.
    En 1597, il est envoyé dans un gros bourg de marchands aisé, dans les Vosges, où la pratique religieuse est à peu près inexistante. Il va s'employer à améliorer la situation sociale, faire des oeuvres de miséricorde, s'occuper de l'action communale comme officier de justice.
    C'est là qu'il rencontre Alix Le Clerc et ses premières compagnes et n'aura de cesse de les soutenir, les conseiller, agir à leurs côtés pour permettre la formation des filles, créant ainsi la première école pour filles.

  • Prier 15 jours avec le Père Jacques de Jésus (1900-1945) nous présente un jeune devenu prêtre en 1925 avant de rejoindre les Carmes déchauxen 1932. Plus tard il entend l'appel à suivre Jésus au désert : « On ne sait pas le bien que l'on peut réaliser à distance, uniquement par la prière ». Il anime des retraites et est remarqué pour sa profondeur, son union à Dieu, son humilité et son sens de la justice.
    Par « obéissance » à ses supérieurs, il devient le fondateur et le directeur du Petit-Collège Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus d'Avon. Il y déploie les multiples ressources pédagogiques de son âme d'éducateur. Il veut que « ses » enfants deviennent des hommes accomplis, conscients de leur responsabilité future, qu'ils soient des saints en germes.
    En ce contexte de seconde guerre mondiale, son coeur d'homme, de prêtre est blessé par les actes de barbarie du régime nazi. En janvier 1943, il accueille sous une identité d'emprunt trois enfants juifs. Le 15 janvier 1944, la Gestapo encercle le Petit-Collège et arrête les trois enfants et le Père Jacques.
    A la prison de Fontainebleau, il murmure à de rares visiteurs : « Il faut des prêtres dans les prisons, si vous saviez... », « Il y a trop de malheureux, trop de souffrances, je le sens, il faut que je reste ». Il est déporté au camp de Mauthausenoù il s'éteint le 2 juin 1945.
    Il est honoré à Yad Vashem comme un Juste parmi les nations.

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