Mediaspaul

  • Le Saint-Siège a annoncé mercredi 16 septembre que la nouvelle encyclique de François, « Fratelli tutti » (Tous frères, en français) serait publiée le 4 octobre, le lendemain de sa signature par le pape à Assise. La publication de ce texte sur la fraternité interviendra à une date symbolique, puisque le 4 octobre est le jour où l'Église catholique célèbre la Saint François d'Assise.
    Pour cette nouvelle encyclique, le pape François choisit les paroles du saint d'Assise contenues dans ses Admonitions. Il inaugure une réflexion à laquelle il tient beaucoup, sur la fraternité et l'amitié sociale et qu'il entend donc adresser à toutes les soeurs et tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre. À tous, de manière inclusive et jamais exclusive. Nous vivons à une époque marquée par la guerre, la pauvreté, les migrations, le changement climatique, la crise économique, les pandémies : se reconnaître frères et soeurs, reconnaître dans celui que l'on rencontre un frère et une soeur ; et pour les chrétiens, reconnaître dans celui qui souffre le visage de Jésus, est une façon de réaffirmer la dignité irréductible de tout être humain créé à l'image de Dieu. Et c'est aussi une façon de nous rappeler que nous ne pourrons jamais sortir seuls des épreuves actuelles, l'un contre l'autre, le Nord contre le Sud, les riches contre les pauvres, ou en étant séparés par quelque autre différence excluante.
    L'encyclique sera une méditation sur le caractère « concret » de la fraternité, sa dimension interreligieuse et sa déclinaison dans le champ social. Pour saint François, comme pour le pape François, prendre soin des autres comme soi-même devient la voie et l'espace privilégié de l'évangélisation.

  • Entre 2014 et 2020, lors des audiences générales du mercredi, le pape François nous a offert les catéchèses sur les fondamentaux de la vie chrétienne que sont les Sacrements, les Commandements et les Béatitudes.

    Mais peut-on croire vraiment que la vie chrétienne est une vie heureuse, épanouissante, comme le dit le titre de ce recueil ? N'a-t-elle pas son lot de contraintes et de règles qui la rend peu attrayante ?

    Au contraire, la lecture de ces pages nous permettra de saisir que la vie chrétienne nous propose un itinéraire de libération de notre ego, prisonnier des idoles de l'avoir, du pouvoir, du plaisir comme fins en soi.

    Le pape François réfléchit : « Pour vivre ainsi - c'est-à-dire dans la beauté de la fidélité, de la générosité et de l'authenticité - nous avons besoin d'un coeur nouveau, habité par l'Esprit Saint (cf. Ez 11, 19 ; 36, 26). Je me demande : comment cette «greffe» de coeur a-t-elle lieu, du coeur ancien au coeur nouveau ? À travers le don des désirs nouveaux (cf. Rm 8, 6) qui sont semés en nous par la grâce de Dieu, de façon particulière à travers les Dix commandements portés à leur accomplissement par Jésus, comme il l'enseigne dans «le discours de la montagne» (les béatitudes ; cf. Mt 5, 17-48) ... Ainsi, l'Esprit Saint rend fécond notre coeur en y plaçant les désirs qui sont un don de lui, les désirs de l'Esprit. Désirer selon l'Esprit, désirer au rythme de l'Esprit, désirer avec la musique de l'Esprit. »

  • La Bible

    Collectif

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  • Cette nouvelle Bible illustrée s'adresse aux jeunes enfants à partir de 6 ans.

    Grâce à un large éventail d'épisodes bibliques (58 textes), de la création du monde à l'Église naissante, le jeune lecteur apprendra déjà beaucoup sur la foi chrétienne et l'amour de Dieu pour nous.
    Les textes, dans un langage simple et accessible, ont été adaptés dans le respect de l'esprit du texte original.

    De riches illustrations, aux personnages expressifs, capteront l'attention de l'enfant et l'aideront à s'approprier les récits.

  • Un coeur de père ; lettre apostolique Nouv.

    Raviver la dévotion à saint Joseph, accueillir sa leçon d'humilité.
    Redécouvrir les vertus familiales vécues dans la famille de Nazareth.
    Saint Joseph, une inspiration pour la figure du père dans le noyau familial aujourd'hui.
    Le titre complet de ce texte est : Lettre apostolique « Patris corde - Un coeur de père » à l'occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme patron de l'Église universelle.
    Avec ce document, le pape François décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.
    La personne de saint Joseph est étroitement liée au mystère de la Rédemption ; il est le père discret de la famille de Nazareth, celui qui pourvoit à ses besoins et la protège.
    Très présent dans la dévotion populaire, on recourt à lui dans les difficultés familiales, il est modèle pour les pères.
    Dans cette Lettre, le pape François brosse un portrait exhaustif en sept tableaux de ce que Joseph représente dans la tradition chrétienne : père aimé, père dans la tendresse, père dans l'obéissance, père dans l'accueil, père au coeur créatif, père travailleur, père dans l'ombre.
    Le Pape « désire partager quelques réflexions personnelles sur cette figure extraordinaire, si proche de la condition humaine de chacun d'entre nous...
    Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l'homme qui passe inaperçu, l'homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés.

  • Nos relations avec les animaux ont depuis toujours donné lieu à des points de vue passionnés et passionnants. C'est que la question animale n'est pas une question comme les autres car elle nous oblige à prendre du recul par rapport à ce qui constitue le propre de l'homme. De plus, c'est l'une des plus anciennes questions qui préoccupe l'humanité en tant qu'elle est très présente dans l'Ancien et le Nouveau Testament à travers tous les récits fondateurs du judaïsme tout comme du christianisme.
    Cet ouvrage démontre que le christianisme apporte un regard entièrement nouveau sur l'animal. Une telle révolution culturelle se trouve précisément au coeur de la vie et de la pensée de celui qui incarne comme personne cette transformation historique : François d'Assise.
    Or, force est de constater qu'aucun ouvrage de langue française n'avait été consacré jusqu'à présent à une présentation d'ensemble des grands moments de la vie de François d'Assise dans ses liens avec les animaux. Ce livre vient combler ce manque en offrant une explication approfondie de ce que son auteur nomme la pensée franciscaine de l'animalité afin de montrer en quoi celle-ci apparaît bien dans sa beauté même comme à l'origine de l'éthique animale contemporaine. Il annonce aussi ce que pourraient être de nouvelles relations avec les animaux, c'est à dire avec ceux que François d'Assise nomme explicitement nos frères.

    Ce n'est donc à rien de moins qu'à une révolution éthique que nous introduit cette pensée franciscaine de l'animalité présentée dans ce livre de référence novateur et inédit.

  • Vieillir n'est plus synonyme de déclin et de fin prochaine. À la faveur d'une bonne santé, plusieurs aînés abordent le troisième âge dans toute la force de leur maturité, aspirant à y trouver à un surcroît de vie. Mais des questions se posent pour y arriver : que reste-t-il d'essentiel après avoir élevé une famille, satisfait à des engagements sociaux, oeuvré et créé professionnellement ? Dans quelles valeurs ancrer le présent ? Et sur quoi miser pour continuer à grandir intérieurement malgré les diminutions physiques ?
    Ces pages d'un aîné, qui tiennent à la fois du témoignage, de la réflexion et du regard sur le monde, accompagnent le cheminement de notre société vieillissante. Les harmoniques du passé, du présent et de l'avenir s'y fondent en une musique des mots qui nous conduit dans les profondeurs de la vie, là où tout reprend sens.

  • Avec cet ouvrage, Jacqueline Martin-Bagnaudez poursuit son travail d'historienne sur la personnalité et le contexte dans lequel évoluait l'Apôtre Paul, en s'intéressant au thème du repas dans les écrits de Paul.
    En effet, l'un des marqueurs de la conversion au Christ, c'est le « repas » du Seigneur. En outre la vie sociale fournit de multiples occasions de manger avec tout un chacun. Alors les croyants issus du judaïsme peuvent-ils se mêler à des convives issus du paganisme qui ne respectent pas les lois du Lévitique ? Par ailleurs, même si les croyants savent bien que les dieux du paganisme ne sont rien, ceux qui mangent la viande des victimes offertes en sacrifice ne risquentils pas d'en troubler d'autres ? Des disputes qui vont plus loin qu'une simple observance. Paul a dû batailler, avec des arguments et des succès divers.
    Manger ensemble, oui, quelle affaire !

  • Partant d'une prophétie selon laquelle l'une des clés de la porte des anges, qui serait le 4e clou de la crucifixion du Christ, aurait été égarée depuis des siècles, ce roman jeunesse fantastique entraîne le lecteur à travers l'espace et le temps à la suite de Jean-Baptiste, un jeune adolescent qui, guidé par des Anges, se retrouve à Éphèse au premier siècle de notre ère pour contrer un complot menaçant la sécurité de l'apôtre Paul et le cours de l'histoire.
    Tel est le cadre d'une passionnante épopée où aventure, mystère, intrigue et rebondissements donnent au récit un rythme haletant.
    Roman fantastique aussi captivant qu'Harry Potter, La Porte des Anges est aussi l'histoire de l'apprentissage du courage et de la liberté de choix chez deux adolescents, et des valeurs qui structurent la vie (ou : la personnalité ?).

  • « Toujours en route, jamais déraciné : la vie de Moïz est comme un symbole du thème proposé aux jeunes, pour l'année 2020 à Taizé », écrit dans la préface, Frère Alois, le prieur de la célèbre communauté oecuménique.
    Une vraie saga, la vie de Moïz Rasiwala, revisitée dans cet entretien avec Jean- Claude Escaffit. Musulman d'origine indienne, Moïz part en Allemagne poursuivre des études d'astrophysique, où il est ébranlé par le témoignage de vie d'une famille de pasteur protestant. Repéré par le CNRS français, le prometteur chercheur est invité à finir sa thèse dans un Paris soixante-huitard bouillonnant. Là, rencontre déterminante avec la communauté de Taizé et son prieur, Frère Roger. Elle va changer le reste de son existence. Baptisé catholique, épousant une protestante, Moiz Rasiwala va être tour à tour coopérant à la nouvelle université algérienne de Constantine, permanent à Taizé et animateur du Concile des jeunes des années 70, il mettra ses compétences au service de projets éducatifs dans des contrées délaissées de son Inde natale. Maitrisant une demi-douzaine de langues, il va finir sa carrière comme expert auprès du Conseil régional de Midi-Pyrénées et sera ordonné diacre permanent. Sans jamais renier ses racines Un itinéraire singulier qui révèle la richesse d'une identité plurielle, ouvre une réflexion sur les conversions religieuses et le rapport entre science et foi. Une opiniâtre quête de sens, qui se nourrit d'une polyphonie en forme d'hymne à la rencontre des cultures et des religions.

  • Accueillir la vie d'après ; réflexions pour un temps de pandémie Nouv.

    Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif.
    Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.
    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Mais nous avons aussi réinvesti nos relations et avons été témoins ou acteurs de grandes manifestations d'entraide. Notre système économique a perdu son caractère impératif.
    Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.
    Comment approfondir ces expériences pour bâtir le monde d'après ? En tirerons-nous des leçons durables pour notre vie en commun, notre économie mondialisée, notre Église, nos habitudes de consommation, nos responsabilités civiques, notre responsabilité intergénérationnelle à l'égard des aînés et de la planète ?
    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

  • Le trésor caché ; l'art de la recherche intérieure Nouv.

    Platon affirmait qu'une vie sans recherche ne mérite pas d'être appelée vie. L'orant des psaumes, qui vit en exil et espère voir le visage du Seigneur, s'exclame : « Quand donc irai-je voir Dieu face à face ? » La recherche spirituelle contient cet élément dynamique que soulignent les verbes « aller » et « voir » et dont la Bible nous offre une multitude d'exemples.
    L'auteur de ce livre s'inspire des pages bibliques qui mettent en évidence la dimension de la recherche (l'épisode du buisson ardent, la parabole de la drachme perdue, l'appel d'Abraham...), pour articuler son commentaire, souvent soutenu par des citations d'auteurs connus qui ont vécu à des époques différentes, mais sont nos contemporains comme chercheurs, tout comme le sont les saints et les penseurs.
    L'image la plus parlante de ceux et celles qui cherchent la voie intérieure, Dieu, est celle du veilleur, du coeur vigilant (« même la nuit mon coeur m'avertit », psaume 15), de l'amoureuse du Cantique qui cherche sans répit son bien-aimé.
    Treize épisodes bibliques racontés avec clarté et élégance nous offrent la clé pour affronter de manière simple mais rigoureuse les questions fondamentales de la vie spirituelle, dans une recherche qui se veut inlassable.

  • Derrière les hauts murs ; témoignage d'un aumônier de prison Nouv.

    « Une petite voix au fond de moi... Avant d'être prêtre, avant même d'être chrétien, essayer d'abord d'être un homme. Un homme qui n'existe pas sans les autres. Tous les autres. Ne pas aimer que certains soient exclus de la rencontre.
    Car c'est la rencontre qui fait l'homme, le relève ou le tient debout. » Ainsi le père Éric Venot-Eiffel explique-t-il son désir d'exercer un ministère d'aumônier auprès des personnes incarcérées. Ce ministère, il va l'exercer pendant 8 ans au sein d'un centre pénitentiaire un peu particulier puisqu'on y trouve principalement des auteurs d'infractions à caractère sexuel.
    À travers de courts récits dans lesquels il évoque ses rencontres avec des prisonniers, l'auteur s'interroge sur ce dont est faite l'humanité, à commencer par cette fragilité inhérente à l'être humain et qui peut le faire un jour basculer.
    Même s'il n'oublie pas que ces hommes ont fait du mal à d'autres et laissent derrière eux des victimes, dans ce lieu clos qu'est la prison, l'auteur trouve des frères en humanité.Le talent d Éric Venot-Eiffel est de témoigner tout en douceur comment les détenus lui ont fait percevoir, le plus souvent à leur insu, qu'il est fondamental pour l'homme de savoir pourquoi il vit et respire : porter des projets, se reposer sur un peu de chaleur humaine, être en paix avec luimême, sentir que l'on compte pour quelques-uns et que quoiqu'il arrive, chacun a sa place sur cette terre. Une place d'où la dignité n'est pas exclue.
    Un témoignage fort et pudique sur ce qui se passe de l'autre côté du mur de la prison et sur la manière dont les rencontres avec les détenus viennent nourrir la foi d'un aumônier de prison.

  • Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes d'abord, pour l'Église ensuite. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Église peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux.
    Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Église. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ?
    Cet ouvrage cherche à prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.

  • Florence Kanban nous livre ici son témoignage de jeune femme confrontée à l'infertilité, alors que son plus grand souhait est de devenir mère. La cause de son infertilité : l'endométriose, une maladie dont on parle peu et qui concerne pourtant une femme sur dix. Ce livre a d'abord pour but d'apporter du soutien à toutes ces femmes qui y sont confrontées et se sentent isolées. Il a aussi vocation à mieux faire connaître cette maladie au grand public et ses conséquences dans le quotidien d'une vie ordinaire. Au-delà de la maladie, c'est aussi un livre sur le désir d'enfant et tout ce qu'une femme est prête à affronter pour connaître un jour les joies de la maternité : solutions médicales (recours à la PMA), adoption, etc. Ce livre est le témoignage émouvant d'une femme qui ne se résout pas à la fatalité : oui, elle sera maman, même si elle ne sait pas comment. C'est en s'adressant à son futur enfant sur le ton de la confidence, pour lui raconter l'histoire d'avant sa venue, qu'elle nous embarque dans sa vie de femme, sa vie de couple, ses interrogations, ses attentes, ses déceptions et ses espoirs.

  • On fait souvent un faux-procès à l'apôtre Paul en le taxant de misogynie. Dans cet ouvrage, le professeur Michel Quesnel reprend le dossier et fait un inventaire exhaustif des propos de Paul sur les femmes et de ses relations avec elles, tels qu'ils apparaissent dans le Nouveau Testament.
    Ses conclusions sont claires : certes, les lettres authentiques de Paul contiennent sur les femmes des propos que nous n'écririons plus. Mais ils sont conditionnés par la culture ambiante ; et il s'avère surtout que, dans ce domaine, Paul est nettement plus ouvert que beaucoup de ses contemporains.
    Michel Quesnel poursuit son analyse en montrant que, par la suite, des sociétés misogynes ont fait de ses textes des lectures misogynes, déjà dans d'autres livres du Nouveau Testament, puis au cours des siècles suivants. L'auteur examine trois corpus de textes antiques concernant Paul (les épîtres authentiques, les épîtres pseudépigraphes, les Actes sur Paul) et lui rend justice : « A propos de ce qu'il pensait des femmes, l'Apôtre des nations a été victime des préjugés de ses lecteurs pendant une vingtaine de siècles ». Et, en faisant une courte excursion dans Paul après Paul, de le montrer à travers le regard des Pères de l'Église mais aussi dans des traductions récentes du Nouveau Testament. Le sous-titre de l'ouvrage prend alors tout son sens.
    « Puisse ce modeste ouvrage contribuer à lui rendre enfin justice », conclut l'auteur.

  • Joël Pralong poursuit dans cet ouvrage sa réflexion sur l'accueil des homosexuels dans et par l'Église catholique en s'appuyant sur de nombreux témoignages de personnes homosexuelles qui permettent de mieux comprendre ce qu'elles vivent et les questions qu'elles se posent.
    L'auteur l'affirme haut et fort : on ne choisit pas son orientation sexuelle. Dès lors, il est déjà assez difficile de s'accepter et s'accueillir tel qu'on est pour que l'Église se questionne sur sa manière d'accueillir et d'accompagner les chrétiennes et chrétiens qui viennent se confier à elle.
    Certes, les textes de l'Église semblent parfois peu ouverts à l'homosexualité.
    Joël Pralong rappelle que d'une part, ils peuvent évoluer, et surtout, qu'ils ont toujours à être interprétés dans le sens de l'Évangile. Les textes sont généraux.
    Comme pour toute loi, plus on entre dans le détail de la vie des personnes, moins ils peuvent s'appliquer car ils ne peuvent pas couvrir toutes les situations.
    Un vibrant plaidoyer pour un accueil authentique, sans jugement.

  • Denis Poulin nous fait voyager par ses souvenirs, dans des moments de discrète intimité avec les grands de ce monde, des têtes couronnées aux stars des années 60 aux années 90.
    Il les a côtoyés alors qu'il était assistant du Maître Coiffeur Alexandre de Paris. Il partage avec une affectueuse et admirative passion des moments privilégiés avec celles et ceux qui le font toujours rêver : les Beatles, Élisabeth Taylor, La Callas, les baronnes de Rothschild, Farah Diba, la Duchesse de Windsor...
    Au Venezuela, à l'époque où ce pays était le plus prospère d'Amérique du Sud, il devient le coiffeur des élites.
    De retour en France, dernier perruquier de Paris, il travaille pour l'Opéra, les théâtres nationaux - dont la Comédie française - et privés, les plus grandes productions cinématographiques et nous raconte les coulisses des tournages, les postiches et perruques réalisées pour les personnages incarnés par Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Michel Serrault, Philippe Noiret, Sophie Marceau ou le grand mime Marceau à qui il voue une particulière affection, et tant d'autres.
    Il nous initie à l'histoire et l'art de la perruque et nous décrit un monde, celui de l'art et du spectacle, qui au-delà des artifices, ne manque pas d'humanité.

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  • Comment dire « à dieu » à nos défunts ? La mort d'êtres qui nous sont chers est toujours une épreuve. Épreuve pour notre amour, épreuve pour notre foi. Surtout s'il s'agit de décès tragiques, de la mort de jeunes ou de longues et douloureuses agonies. Alors, les mots de la prière ne viennent pas facilement sur les lèvres.
    Ce recueil voudrait apporter une aide à ceux qui cherchent à prier en vérité. Dans les mots les plus simples, les plus vrais, la foi pure en Dieu s'y exprime ainsi que l'espérance chrétienne en l'au-delà de la mort, mais aussi nos doutes, nos interrogations et nos cris de douleur.
    Le livret propose une célébration-type mais offre aussi un choix de prières et de textes bibliques et profanes pour adapter le rituel aux diverses circonstances. Il se veut d'une utilisation facile pour les veillées de prières dans les salons funéraires, dans les églises comme dans nos maisons.

  • Ce livre tisse ensemble les fils du langage d'Ignace de Loyola dans sa Contemplation pour atteindre l'amour et ceux de l'Écriture. Derrière les mots utilisés, c'est la Parole qui résonne ; sous les expressions, on reconnaît celles de ceux qui ont tenté de refléter dans leurs écrits l'expérience de leur rencontre avec Dieu : ferveur débordante face à son amour inouï, tressaillement devant sa présence, émerveillement devant sa proximité, gratitude pour ses dons et désir pressant de lui répondre par le don de soi. Nous sommes devant un texte planté comme un arbre près de la source de l'Écriture, y plongeant ses racines et en recevant sa sève pour que nous nous assoyions à l'ombre de ses branches.
    Après une introduction narrative - le genre préféré des auteurs bibliques -, suivent un parcours à travers les expressions les plus denses du texte d'Ignace et un chapitre de répétitions contemplatives. Une anthologie de textes (ignaciens, d'autres écoles de spiritualité et d'autres religions) essaie enfin d'élargir nos horizons et nous fait admirer la mystérieuse convergence des expériences des chercheurs de Dieu.
    « Tout a été synthétisé (parole, respiration, attention, mémoire...) jusqu'à un état optimal de présence. Être perméable, actif, avec une attention exquise. » Ces mots de l'acteur et directeur de théâtre José Luis Gómez ont été écrits après un long pèlerinage de vie. J'ose penser que ce but n'est pas très éloigné de celui que recherchait le pèlerin Ignace de Loyola.

  • L'aide médicale à bien mourir ; les grands enjeux Nouv.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.
    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ?
    Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?

  • Docteur de l'Église, Saint François de Sales est né en Savoie en 1567, il fut évêque de Genève à l'âge de 35 ans, et père spirituel de sainte Jeanne de Chantal qui fonda avec lui en 1610 l'ordre de la Visitation. Fin diplomate au service du roi, grand lettré, il fut un artisan de la contre-réforme en France. Il meurt à Lyon en 1622. L'Introduction à la vie dévote et son Traité de l'Amour de Dieu sont des chefs d'oeuvre de la littérature religieuse, sans cesse réédités. Le mot « dévotion » peut sembler désuet, voire péjoratif. D'origine latine, il signifie celui qui est attaché à Dieu, fidèle, pieux. Le saint transmet un accompagnement spirituel centré sur les réalités de la vie, avec un sens pratique, un esprit vif et une sérénité contagieuse. Saint François de Sales révèle une observation très personnelle et profonde de l'âme humaine, à travers ses nombreux conseils spirituels sur l'art d'être uni au Christ dans la vie quotidienne quel que soit l'état de vie. On l'a appelé très tôt le premier apôtre des Laïcs.
    Prêtre du diocèse de Bourges, Max Huot de Longchamp est le fondateur et l'animateur du Centre spirituel Saint Jean de la Croix. Il a publié plusieurs ouvrages sur les auteurs spirituels de l'époque moderne : tradition carmélitaine, École française de spiritualité, courants mystiques des XVIIe et XVIIIe siècles. Il était particulièrement désigné pour présenter saint François de Sales.

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  • La collection Une pensée par jour accueille, avec Édith Stein, une figure spirituelle et philosophique injustement méconnue.
    Née en 1891 dans une famille juive, fortement marquée par l'image maternelle, elle s'éloigne cependant, un temps, de toute croyance religieuse et entreprend de chercher la vérité par ses propres moyens. Elle s'inscrit à l'université pour suivre les cours qui l'intéressent et devient la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l'empathie. Elle devient élève puis assistante d'Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. En 1921, la lecture de l'autobiographie de Thérèse d'Avila la décide à demander le baptême dans l'Église catholique. Dès lors, elle se consacre pendant une dizaine d'années à la recherche et l'enseignement avec le souci de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine. Interdite d'enseigner en raison de son origine juive, elle entre au Carmel de Cologne en 1933 et y prend le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix. En décembre 1938, elle doit quitter l'Allemagne et rejoindre le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas, où elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz où elle meurt le 9 août 1942. Ces dernières années sont difficiles du fait de la montée du nazisme et de l'opposition de sa mère à ses engagements chrétiens. Cela la conduit à approfondir le sens de la présence de Dieu face au déchaînement du mal.
    Édith Stein fut reconnue bienheureuse en 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II et proclamée co-patronne de l'Europe. Son oeuvre philosophique et spirituelle, rassemblée en quelque 25 volumes, est maintenant largement traduite et étudiée dans le monde entier.

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