Spiritualité et Prière

  • Le père Kolbe (1894-1941), franciscain conventuel, est universellement connu, pour deux raisons surtout : 1°) le mouvement marial et ecclésial qu'il fonda en 1917 et qui est aujourd'hui présent en 46 pays ; 2°) l'offrande spontanée qu'il fit de sa vie au camp d'Auschwitz en remplaçant librement un père de famille condamné à mort. Ces 15 jours de cheminement avec Maximilien Kolbe veulent nous faire pénétrer dans ce qui a été le ressort le plus profond de sa vie : la prière. Une prière tout entière tournée vers l'Immaculée et la Trinité.

  • Roger-Marie-Elie Etchegaray (1922-2019) provient d'un petit village du pays basque.
    Après son ordination sacerdotale, en 1947, il enchaîne les responsabilités qui lui permettent de mettre au service ses qualités de diplomate et d'organisateur. Il participe comme expert aux sessions du concile Vatican II.
    Mgr Etchegaray devient en 1971, archevêque de Marseille : il a 48 ans. Sa jeunesse, sa capacité à exprimer avec souplesse la richesse de la foi, la chaleur de son sourire et de sa parole, son attention aux personnes et surtout aux petits font merveille.
    Le Pape Jean-Paul II le crée cardinal en juin 1979. Premier cardinal romain à entrer en Chine (1980), il sera l'émissaire personnel du Pape sur tous les points chauds de la planète. Le Pape Jean-Paul II lui confie ensuite la mise en place de la 1e Journée mondiale de prière pour la paix à Assise en 1986. Puis ce sera le comité pour le Grand Jubilé de l'An 2000.
    A 95 ans, en janvier 2017, il quitte Rome pour rentrer au pays basque, en maison de retraite à Cambo-les-Bains. Il décède le 4 septembre 2019.

  • prier 15 jours avec... t.232 ; Grégoire de Narek, mystique d'Arménie Nouv.

    Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls.
    Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Église universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.

  • Dans une relecture de la parabole du fils prodigue, Marion Muller-Colard explore, plus que son retour, le départ du fils cadet. Non seulement son départ, mais encore la nécessité de cette rupture qui le met au monde plus radicalement qu'une naissance.
    De la confrontation entre le texte biblique et une analyse subversive de l'âge qualifié d'ingrat jaillissent des voies inédites de souveraineté. Un éloge de toutes nos adolescences, car il n'y a pas d'âge pour « ratifier sa naissance ».
    « Cette existence qui a commencé par une vie reçue, qui se finira par une vie reprise, doit bien, un jour ou l'autre, être conquise. Ils fomentent une façon d'être autre chose qu'un débit. Ils fomentent un début. ».

  • Ce livre sur Thérèse de Lisieux et les familles paraît au milieude l´année que le pape François consacre à la famille,et qui se terminera en juin 2022. Même si elle n´a rien écritsur les familles, la jeune carmélite leur propose une paroled´espérance qui lui vient de son expérience de l´amourau sein de sa propre famille, de son rôle d´éducatriceen tant que maîtresse des novices, de sa découverte dela petite voie de confiance et de sainteté offerte à tous.Son parcours de foi l´a préparée à devenir une maîtresse devie spirituelle pour notre temps où l´accueil des faiblesseset l´espérance en la miséricorde divine sont essentiels.Son enseignement, véritable « science de l´amour divin», selon l´expression de Jean-Paul II, recèle des attitudesintérieures et des intuitions profondes qui tracent tout unprogramme de vie pour les couples et les familles d´aujourd´hui,appelés à « supporter avec douceur » leurs imperfections.

    À paraître
  • Le Cantique spirituel de Jean de la Croix peut paraître difficilement accessible de prime abord. Mais l'auteur, spécialiste du Saint espagnol, sait nous introduire dans ce chemin spirituel avec précision et douceur.
    Après nous avoir présenté saint Jean de la Croix, gommant au passage toutes les idées fausses sur la personne du docteur de l'Église, Pierre-Marie Salingardes, jonglant adroitement avec les deux versions du Cantique spirituel, nous conduit pas à pas, strophe après strophe, sur le chemin de l'union à Dieu, le dépouillement de soi, l'acquisition d'une vraie liberté spirituelle.
    La richesse de ces pages ne tient pas seulement à la connaissance que l'auteur a du texte dont il connaît toute la richesse, mais aussi à la manière si simple avec laquelle il en communique toute la saveur. Jean de la Croix est rendu accessible à tous et son chemin vers l'union transformante désirable.

  • Afin de résoudre le problème écologique, il nous faut cesser de considérer l'humanité et la Terre comme deux entités séparées. Or, à chaque instant, la Terre est au-dessus, en dessous, autour de nous, et même à l'intérieur de nous. La Terre est partout.
    Rejetant l'exploitation effrénée, le consumérisme, l'approche économique conventionnelle, Thich Nhat Hanh montre alors que pour protéger la nature et limiter le changement climatique, s'ouvrir à la pleine conscience et mener une révolution spirituelle est vital.
    Nous sommes la Terre est un livre inspirant et plein d'espoir. Vous aussi, embarquez pour ce voyage au coeur de la vie qui est en vous, et dont la Terre est la gardienne.

  • Pour parler de la joie, bien des chemins sont possibles. Ecouter la Parole de Dieu demeure la voie royale pour le chrétien. " Avec Jésus-Christ, la joie naît et renaît. " Cette affirmation du pape François indique une orientation. Par la joie de Jésus et celle de Paul, le Seigneur nous console. La joie jaillit alors dans nos coeurs. La richesse du thème biblique de la consolation demeure largement ignorée.
    La joie se renouvelle constamment avec Jésus car lui-même déborde de joie et la communique à ceux qui viennent à lui. En demeurant auprès de lui, contemplons sa joie et accueillons-la pour en vivre dans les circonstances actuelles. Saint Paul s'est émerveillé en voyant les coeurs qui s'ouvraient au Christ. Il a aussi été témoin de la joie du Christ dans les épreuves. Il débordait d'enthousiasme pour annoncer Jésus qui nous a aimés et a livré sa vie pour nos péchés.
    Cet enthousiasme est toujours aussi incandescent. A ceux qui se mettent à l'écoute de ses lettres, l'apôtre partage sa joie. Il les conforte et les exhorte à tenir bon dans la vraie joie pour affronter ces temps difficiles.

  • Uand les compagnons de l'invisible se font remède à la solitude et à la maladie En ce nouveau millénaire, il semblerait que la confiance envers les techniciens de la santé ait besoin d'être équilibrée par les antiques dévotions. « Si la science n'y perd rien, les malades y gagnent beaucoup. » Ce manuel présente de façon divertissante les saints vers qui diriger nos prières lorsqu'on souffre d'otites, de douleurs lombaires ou que l'on est affublé de disgracieuses verrues... Bourré d'anecdotes, de récits truculents toujours attestés, il décrit les conditions originales qui ont valu aux saints guérisseurs d'être invoqués.
    Un index des lieux de dévotion à travers toute la France, une liste des saints et les maladies qu'ils soulagent complètent ce malicieux manuel. La préface replace les dévotions dans une perspective théologique rigoureuse mais bienveillante.

  • Ce livre est « un trésor spirituel ». Il transmet le témoignage de deux femmes aux cheminements différents mais profondément encourageants, Claire et Petra.
    Chacune rend grâce d'avoir été conduite à la plénitude de l'union avec Dieu. Soeur Rachel du Saint-Esprit (alias Ruth Burrows) nous partage le fruit de leurs échanges avec l'assurance et la puissance de conviction que l'on avait déjà pu découvrir dans le récit de sa vie Face au Dieu vivant (Éd. du Carmel).
    La valeur unique de ses propos tient d'abord à la singularité de l'expérience de Petra : alors que Thérèse d'Avila et Jean de la Croix décrivent le mariage spirituel comme précédé et accompagné de faveurs mystiques exceptionnelles, Petra déclare n'en avoir jamais bénéficié. Elle est toujours demeurée dans l'aridité et l'obscurité - expérience spirituelle proche de celle de Thérèse de Lisieux.
    À cet égard, Ruth Burrows déclare que sa pensée doit beaucoup au témoignage de la Petite Sainte, conduite à cette parfaite union d'amour avec Dieu en l'absence presque totale des faveurs mystiques, mais dont la voie d'enfance spirituelle est profondément mystique, au sens où elle est communion au mystère de Jésus, abandonné comme un enfant à son Père, et crucifié par amour.
    « Par cet ouvrage publié en 1976, un an après Face au Dieu vivant, et par la douzaine d'autres qui l'ont suivi, elle a touché le coeur et éclairé le cheminement spirituel d'un très grand nombre de lecteurs anglophones. Sa traduction en français est un profond motif de joie. » (J.-B. Lecuit)

  • Claire et François, deux êtres de feu unis pour l'éternité par l'amour de Jésus Christ. Ils sont des guides sûrs pour nous éclairer en 40 étapes sur le chemin vivifiant d'une charité toujours plus ardente. Mettons nos pas dans ceux de Claire et François pour rencontrer le Christ au quotidien.

  • « J'ai publié divers ouvrages de spiritualité. Mais j'estime n'avoir rien composé de plus utile que ce petit livre où je parle de la prière, indispensable et sûr moyen d'obtenir le salut éternel et les grâces nécessaires. Je n'en ai pas la possibilité, mais si je le pouvais, je voudrais imprimer autant d'exemplaires de ce petit livre qu'il se trouve de fidèles vivant sur cette terre et les distribuer à chacun d'eux, afin que chacun comprenne la nécessite où nous sommes tous de prier pour nous sauver. ».
    Telle est l'introduction de saint Alphonse de Liguori à son magistral petit traité sur la prière qui est en fait un grand classique accessible à tous, orienté autour de trois questions aussi essentielles qu'actuelles : Pourquoi la prière ? Comment ? Et pour quelle efficacité ?

  • Il y a souvent, dans un recoin d'un coeur d'enfant, une peine inconsolable, une blessure secrète qui ne cicatrisera pas chez l'adulte. « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier », a écrit l'écrivain suédois Stig Dagerman. Dans ce livre émouvant, intime et pudique, Claude Plettner explore les peines indicibles, les gouffres de douleurs insondables. S'il y a des événements douloureux qui frappent et marquent à tout jamais, certains nous engendrent à la vie. Se délester de ce qui ne peut se dissoudre, c'est vivre avec le poids mort qu'il faut traîner. C'est aussi traverser un rideau de larmes pour se mettre à l'écoute du désir puissant et audacieux. Seul et désolé, il faut encore se mettre à l'écoute de la source vitale d'une vie qui passe les ravins de la mort. Alors, au coeur de l'inconsolation s'impose la paix, et peut-être même la joie.

  • L'Odyssée est une des plus belles histoires dans la mémoire de l'humanité, une des plus célèbres et des plus anciennes ;
    Une des plus méconnues aussi, comme tout ce qui est trop près de nous. Qui n'a jamais entendu parler de ces poèmes homériques réunis en un tout de plus de 12 000 vers appelé l'Odyssée ?
    Jean Bouchart d'Orval nous livre ici une magnifique interprétation du livre d'Homère et nous montre que l'Odyssée est notre histoire intérieure, notre histoire spirituelle : c'est un voyage initiatique vers notre Soi intérieur et nous sommes tous Ulysse.
    L'Odyssée nous concerne tous intimement : ligne après ligne, elle ne parle que de nous. Cette histoire est notre histoire, celle de l'immense nostalgie que nous portons tous au coeur.
    En chacun d'entre nous, quelque chose pleure, se lamente, parfois hurle. Qui d'entre nous n'a jamais ressenti un enfermement, une étroitesse, une aliénation loin d'un Royaume perdu ? Homère chante l'histoire du retour dans notre Patrie, celle qui a vu notre naissance sur terre, celle qui nous attend fidèlement depuis toujours sans jamais changer d'un iota.
    C'est l'histoire de nos errements, de nos difficultés, de nos espoirs et désespoirs, mais aussi des aides visibles et invisibles que nous recevons tout au long du voyage.
    L'Odyssée nous entretient de ce qui est primordial et essentiel, ce sans quoi rien n'a de sens : elle nous parle de Cela qui dépasse les sens et la pensée, Cela qui est au-delà de l'espace et du temps, sans bornes, inconcevable. Dans ce livre magnifique et profond, Jean Bouchart d'Orval nous montre qu'Ithaque est en nous.

  • « On voit la providence partout ou nulle part ! » Oui, mais alors comment discerner ce qui vient de Dieu et ce en quoi il n'est pour rien ? Comment distinguer les coïncidences fortuites de ces « clins-Dieu » que nous semblons parfois entrevoir ?
    Et si Dieu intervient dans notre vie, sommes-nous vraiment libres ? Peut-on coopérer à sa volonté sans être des marionnettes soumises à son bon vouloir ?
    Enfin, comment percevoir l'action de Dieu dans nos vies lorsque nous sommes dans l'épreuve ? Se pourrait-il qu'il nous ait oubliés ? Comment comprendre son silence ?
    Toutes ces questions, le chrétien ne cesse de se les poser lorsqu'il cherche les traces de Dieu dans sa vie. Que nous nous sentions seuls et abandonnés ou que nous ayons déjà expérimenté sa proximité, ce livre nous donne des critères sûrs pour appréhender la providence de Dieu dans notre vie. Nourri de son expérience, le père Pierre Aguila nous montre avec enthousiasme comment tisser une relation vivante et concrète avec celui qui nous a dit : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

  • Pour l'écrivain et théologien Maurice Bellet, chacun passe au cours de sa vie par ce qu'il nomme l'en-bas : la déchéance, le monstrueux, la dépression, la trahison, la folie, la perte, l'exclusion, la maladie ou la détresse. Ces situations peuvent être l'occasion d'une création et d'un rapprochement avec les autres, et cette fonction ne doit pas être occultée de la vie humaine : C'est un peuple sans nom, sans patrie, sans drapeau, écrit-ils à propos de ces gens de l'en-bas. Ils portent l'énergie formidable qui naît en bas lorsque l'humain de l'humain émerge de la grande mort - prodigieuse naissance. C'est un genre d'hommes, hommes et femmes, littéralement revenus de la mort : ils y ont goûté, elle les a transpercés : quelque chose est advenu, qui est impérissable. Une méditation profonde et un classique de la littérature chrétienne du XXe siècle.

  • Juan Manuel en a assez des fins stéréotypées des films de western basées sur la vengeance. Pour son film, il décide d'interrompre la production et parcourt le monde à la recherche de nouvelles idées sur la façon de terminer son western. Il trouve des victimes d'attaques terroristes, de génocides, des blessées de la vie mais qui vont renaitre grâce à la force du pardon. Serait-ce le chemin d'une potentielle fin pour son film ?
    ?Un docu-fiction renversant qui présente des personnes dont la vie a été brisée par la guerre, le terrorisme, le génocide, la souffrance... mais qui ont réussi à pardonner à leurs agresseurs...

  • Nous vivons dans un monde très perturbé. Comment y être heureux ?

    Regardons la nature. Elle est merveilleuse ! Depuis que je suis tout petit, elle me fascine. Prenons le temps de la contempler. Une fleur, un chant d'oiseau, un coucher de soleil...

    Recherchons le meilleur dans les êtres humains : un couple qui s'aime, un ado qui crie sa joie, deux vieillards qui se regardent avec amour, un ouvrier aimant son travail, une femme qui observe son nouveau-né, un sourire qui nous réconforte, une discussion où l'on s'écoute, un pardon qu'on a offert.

    Alors la prière jaillira : « Seigneur, d'habitude je Te demande tout et n'importe quoi... Aujourd'hui je Te dis simplement «merci» de m'aider à voir le meilleur qui sommeille en moi, ainsi que le meilleur chez les autres. » Et cette prière changera mon regard.

    Guy Gilbert

  • Combien de personnes m'écrivent leurs souffrances et leurs manques... Je tente de leur répondre, mais ce n'est pas facile.

    On me dit souvent : « Les autres sont des faux jetons. Les gens ne pensent qu'à eux. Qui est honnête ? » Je réponds : « Et toi, es-tu toujours honnête ? Penses-tu être vrai et franc ? Les autres sont-ils prioritaires ? » Si tu te découvres « pécheur », alors tu penseras d'abord à te guérir toi-même. Il faut s'accrocher pour ça. Avec d'autres chrétiens, tu chercheras, car on se guérit ensemble. Écoute-les d'abord, pleinement. Refuse de les juger, car on ne fait que ça. Pardonne-leur, c'est là que tu guériras.

    Le Seigneur a un pouvoir incomparable de guérison. Prie chaque jour : pour toi d'abord, pour les autres ensuite.

    Et la joie sera en toi, aujourd'hui... et durant tant d'autres vingt-quatre heures !

    Guy Gilbert

  • « C'est en découvrant le parc de Versailles que je suis devenu un amoureux des arbres. Je n'avais certes pas attendu mon entrée dans la vie active pour les aimer, mais je ne les regardais pas attentivement, ils faisaient simplement partie de mon décor. Quand je suis devenu jardinier en 1976, il m'a été demandé d'en planter d'abord quelques-uns, puis beaucoup. C'est à ce moment-là que j'ai tout voulu savoir sur eux : leur terre natale, l'origine de leurs noms, les propriétés médicinales de leurs feuilles, la couleur des fleurs et la saveur des fruits.
    Le monde des arbres est vraiment extraordinaire. Pas un mois ou presque sans apprendre une information sur ces végétaux capables de vivre mille ans et plus.
    Les arbres m'ont transmis l'envie d'éternité. Ils m'ont donné comme pouvoirs la patience, la sagesse, et une idée de l'immortalité. »

  • Karl Joris Huysmans, Francis Jammes, Marie-Thérèse Bordenave, Marcelle Auclair, Paul Claudel, Pie IX, Henri Lasserre, Pie XI, Louis Veuillot, François Mauriac, Marie Compagnon, Pie XII, François Schoepfer, Gustave Boissarie, André Rebsomen, Émile Zola...
    Quand Thierry Hubert et Sophie Delay se font nos guides, ils emmènent avec eux, pour nous tenir compagnie, les grands écrivains qui ont visité, raconté et chanté Lourdes.
    Un album-basilique à la superbe iconographie, rythmé par une fantastique polyphonie littéraire, pour se souvenir, partir et revenir en livre au coeur de la grotte où Marie est apparue à Bernadette.

  • Où se situe ce Royaume de Dieu dont Jésus a tant parlé? Est-il réservé à la fin des temps, ou au contraire peut-il être saisi, ici et maintenant? C'est en méditant sur la vie, sur l'amour, sur son travail d'aumônier, sur les textes bibliques que Marie-Laure Choplin explore et révèle, d'une plume pleine de force et de grâce, ces instants où le Royaume prend place en chacun de nous.

    Dans ces jours de Royaume, tout peut arriver, la violence, l'ennui, la nausée, la panique, l'inutile. J'écris ces mots mais ce n'est pas juste : dans les jours de royaume, il n'y a pas d'étiquette sur les choses. Dans ces jours de Royaume, je vais droit au travers de la vie jonchée de tout. Ce qui gît sans force. Ce qui traîne ivre mort. Les noyés qui dérivent. Les épaves abandonnées qui lacèrent la peau. Les étrangetés inidentifiables pleines de soubresauts. Ce qui s'est pris des gifles à mourir. Ce qui s'est pris du dédain à mourir. Mes jours de Royaume ramassent aussi les visages transparents que les regards traversent, heure après heure, comme des riens. Ils ramassent aussi les bonheurs travestis, incongrus, inattendus, inconvenants, qui ne vont nulle part et avec rien. Mes jours de Royaume ne choisissent pas et ignorent tout du jugement. Ils récoltent tout ce qui est là.

  • Et si on arrêtait d'opposer bonheur et malheur ? Ils constituent conjointement l'« heur », un terme ancien pour dire l'opportunité, l'aventure, la chance que recèle tout présent. Bonheur et malheur s'engendrent et constituent ainsi la dynamique de la vie. C'est à une conception dynamique de l'existence qu'invitent Jean Claude Lavigne et Patrick Vincelet dans ce livre où les contraires, au lieu de s'opposer, travaillent de manière symphonique. Seul le travail sur le malheur peut authentifier et solidifier l'horizon du bonheur.
    Car toute la question vient peut-être de ce que nous sommes incapables d'être présents à nous-mêmes, aux autres, au monde. Notre montre intérieure est toujours en retard sur l'heure de notre vie.
    Quand un théologien et un clinicien réfléchissent de conserve, la spiritualité et la psychologie entrent en dialogue pour dénouer le malaise contemporain.
    Un magnifique traité du réveil à soi, ouvert sur la transcendance vécue au quotidien.

  • « Il a fallu que Dieu s'engouffrât dans l'humanité, et qu'à un moment précis de l'histoire, sur un point déterminé du globe, un être humain, fait de chair et de sang, ait prononcé certaines paroles, accompli certains gestes, pour que je me mette à genoux.

    Tous les efforts pour réduire en lui la condition humaine vont à l'encontre de ma plus profonde tendance, et sans doute y faut-il rattacher mon obstination à préférer au visage du Christ-roi, du Messie triomphant, l'humble figure torturée de l'homme que, dans l'auberge d'Emmaüs, les pèlerins de Rembrandt reconnaissent à la fraction du pain, notre frère couvert de blessures, notre Dieu. » F. M.

    Dans cette méditation spirituelle, Mauriac se place avant tout sur le terrain du sens mystique de l'Évangile, qu'il suit pas à pas. C'est autant le témoignage d'un croyant que le texte d'un écrivain, où les fulgurations de la foi s'entremêlent à celles de l'art d'écrire.

empty